À quoi fait référence l’expression « Y a embrouille » ? Une bagarre ? Une joute verbale ? Un conflit sans grande importance ? L’embrouille apparaît comme omniprésente dans nos quartiers, dans la bouche des jeunes et leurs conversations Snapchat, WhatsApp… dans les salles de classe au collège ou au lycée, jusque dans les procès-verbaux tapés par les policiers pour des affaires criminelles. Certains diront que l’embrouille est l’arbre qui cache la forêt d’une violence en pleine recrudescence chez nos jeunes. « Regardez comme ils se parlent mal et se battent pour un rien. » Les émissions de télévision aux voix off inquiétantes fleurissent et relèguent petit à petit celle-ci au simple statut de menaces servant les discours politiques méprisant les pauvres et les minorités et n’envisageant pas d’autre solution que le contrôle, la surveillance et la répression. Mais l’embrouille est bien plus que ça, bien plus qu’un fait divers. En repartant du terrain, interrogeant les protagonistes et intervenants locaux, le sociologue Marwan Mohammed nous apporte de nouveaux éclairages, fruit d’une quinzaine années de recherches sur ce phénomène à la fois très ancien et en constante transformation. L’embrouille permet aux jeunes d’exprimer leur loyauté, leur identité sociale, une quête de respectabilité dans un contexte d’échec : « Je m’embrouille donc je suis. » Un essai sociologique incarné et accessible qui ne se contente pas de décrire et d’analyser, mais permet également de construire des stratégies d’action éclairées par la recherche.
Dans la rue, devant les collèges et les lycées, sur les réseaux sociaux, jusque dans les procès-verbaux tapés par les policiers, une expression revient souvent : "Y a embrouille !" Tandis que la presse et les décideurs préfèrent parler de "rixe", à quoi fait référence cette expression ? Une bagarre de rue ? Une joute verbale ? Un conflit sans grande importance ? Malgré son apparente omniprésence, l'embrouille de cités semble difficile à définir et à cerner. Certains diront qu'elle est l'arbre qui cache la forêt d'une violence en pleine recrudescence, d'autres l'utiliseront comme argumentaire politique pour mépriser les minorités et les pauvres. Mais l'embrouille est bien plus que ça. Phénomène très ancien et en constante mutation, celle-ci permet d'exprimer sa loyauté, son identité sociale, une quête de respectabilité dans un contexte d'échec : "Je m'embrouille donc je suis.
" Marwan Mohammed propose un essai à la rencontre du terrain, de ses protagonistes et intervenants locaux pour réfléchir à des stratégies d'action, au-delà de l'éternel schéma violence-répression.
Description:
À quoi fait référence l’expression « Y a embrouille » ? Une bagarre ? Une joute verbale ? Un conflit sans grande importance ? L’embrouille apparaît comme omniprésente dans nos quartiers, dans la bouche des jeunes et leurs conversations Snapchat, WhatsApp… dans les salles de classe au collège ou au lycée, jusque dans les procès-verbaux tapés par les policiers pour des affaires criminelles. Certains diront que l’embrouille est l’arbre qui cache la forêt d’une violence en pleine recrudescence chez nos jeunes. « Regardez comme ils se parlent mal et se battent pour un rien. » Les émissions de télévision aux voix off inquiétantes fleurissent et relèguent petit à petit celle-ci au simple statut de menaces servant les discours politiques méprisant les pauvres et les minorités et n’envisageant pas d’autre solution que le contrôle, la surveillance et la répression. Mais l’embrouille est bien plus que ça, bien plus qu’un fait divers. En repartant du terrain, interrogeant les protagonistes et intervenants locaux, le sociologue Marwan Mohammed nous apporte de nouveaux éclairages, fruit d’une quinzaine années de recherches sur ce phénomène à la fois très ancien et en constante transformation. L’embrouille permet aux jeunes d’exprimer leur loyauté, leur identité sociale, une quête de respectabilité dans un contexte d’échec : « Je m’embrouille donc je suis. » Un essai sociologique incarné et accessible qui ne se contente pas de décrire et d’analyser, mais permet également de construire des stratégies d’action éclairées par la recherche.
Dans la rue, devant les collèges et les lycées, sur les réseaux sociaux, jusque dans les procès-verbaux tapés par les policiers, une expression revient souvent : "Y a embrouille !" Tandis que la presse et les décideurs préfèrent parler de "rixe", à quoi fait référence cette expression ? Une bagarre de rue ? Une joute verbale ? Un conflit sans grande importance ? Malgré son apparente omniprésence, l'embrouille de cités semble difficile à définir et à cerner. Certains diront qu'elle est l'arbre qui cache la forêt d'une violence en pleine recrudescence, d'autres l'utiliseront comme argumentaire politique pour mépriser les minorités et les pauvres. Mais l'embrouille est bien plus que ça. Phénomène très ancien et en constante mutation, celle-ci permet d'exprimer sa loyauté, son identité sociale, une quête de respectabilité dans un contexte d'échec : "Je m'embrouille donc je suis.
" Marwan Mohammed propose un essai à la rencontre du terrain, de ses protagonistes et intervenants locaux pour réfléchir à des stratégies d'action, au-delà de l'éternel schéma violence-répression.