Dictionnaire amoureux de Mozart

Eve Ruggieri

Book 130 of Dictionnaire amoureux

Language: French

Publisher: Plon

Published: Nov 14, 2017

Description:

Une évocation de Mozart à travers son intimité, sa famille, sa musique, le rythme de ses compositions et son génie incompris en son temps. Mozart ? Encore ! Oui, Mozart. D'abord parce que je suis en quelque sorte née avec lui dans mon oreille, grâce à mes parents. Un père contrebassiste et chef d'orchestre, une maman violoniste qui, dès mes cinq ans, ont glissé sous mes doigts d'enfant, le clavier de mon premier piano. Puis, il y eut le conservatoire, ou il m'apparut didactique, décortiqué, expliqué, à des années-lumière de ce que j'en savais. Mozart tellement libre, loyal, courageux, insolent, pratiquant avec délice un érotisme joyeux et mettant en musique cette mélancolie déchirante qui n'appartient qu'à lui. En le jouant, en l'écoutant, en « violant » ses lettres, j'ai eu le désir de le raconter tel qu'en lui-même. Adieu, donc, à Leopold, le père fouettard, exhibant à tout-va son prodige d'enfant ! Adieu à Constanze, costumée en épouse sotte et inculte, à Salieri, le faux assassin du génie, à l'enterrement sous la neige, et bienvenue à celui que, je l'espère, vous ne verrez plus tout à fait de la même manière après avoir lu ce dictionnaire amoureux. Ève Ruggieri est pianiste, productrice d'émissions de télévision, dont « Musiques au coeur » sur France 2. Elle est également productrice des festivals d'Antibes, de Chartres, de Lacoste et de Saint-Malo. Depuis 2009, elle présente « Ève Ruggieri raconte... », du lundi au vendredi à 9 h 30 sur Radio Classique.

Un portait différent, sensible, amoureux de l'un des plus grands génies de la musique. Mozart ? Encore ! Alors que la plupart des musicologues se sont penchés sur sa vie, son oeuvre... Oui, Mozart. D'abord parce que je suis en quelque sorte née avec lui dans mon oreille, grâce à mes parents. Un père contrebassiste et chef d'orchestre, une maman violoniste qui, dès mes cinq ans, entre deux concerts, ont glissé sous mes doigts d'enfant, le clavier de mon premier piano. Puis, il y eut l'itinéraire obligé. Le conservatoire, où il m'apparut didactique, décortiqué, expliqué, à des années lumières de ce que j'en savais à travers les voix des amis musiciens de mes parents, lorsqu'ils en parlaient, entre eux, lorsque l'émotion surgissait au détour d'une phrase et changeait tout. Enfin, il y eut ce jour, suivi de beaucoup d'autres où, lettre après lettre, je suis entrée dans sa vie. Et ce n'était plus le " divin Mozart ", par essence inaccessible, mais le plus attachant des amis. Un génie qui avait le pouvoir de faire jaillir, du désordre de nos émotions, ce qu'il y avait de plus troublant, de plus pur, de plus inattendu aussi. Mozart tellement libre, loyal, courageux, insolent, pratiquant avec délices un érotisme joyeux et mettant en musique cette mélancolie déchirante qui n'appartient, dans sa retenue et son élégance, qu'à lui. En le jouant, en l'écoutant et en le réécoutant, en " violant " ses lettres, j'ai eu le désir de le raconter tel qu'en lui-même, en son temps, balayant au passage les pieux mensonges dont on l'a fardé. Adieu donc à Leopold, le père fouettard, exhibant à tout-va son prodige d'enfant ! Adieu à Constanze costumée en épouse sotte et inculte, à Salieri, le faux assassin du génie, à l'enterrement sous la neige, au corps jeté sans plus de cérémonie, dans la fosse commune et bienvenue à celui que, je l'espère, vous ne verrez plus tout à fait de la même manière après avoir lu ce dictionnaire amoureux.