Il y a toujours moyen de s'arranger avec la réalité chez les gangsters. A condition de respecter le code d'honneur, on peut même mener une vie formidable !
C'est en tout cas ce que Leone Acampora, vieux mafioso grenoblois, a enseigné à sa famille. Michèle et ses deux filles ont donc appris à fermer les yeux lorsqu'elles trébuchaient sur un cadavre ou une valise de cocaïne dans leur joli salon en marbre.
Et si, aujourd'hui, Dina a parfois mauvaise conscience, elle espère se racheter en travaillant dans l'humanitaire. Quant à Alessia, pharmacienne inspirée, elle a pas mal d'idées pour moderniser le business paternel.
Ainsi va la vie chez les femmes Acampora, entre coups de fusil à pompe et séances de tai-chi. Jusqu'à ce que le vieux Leone perde les pédales.
Car avant de mourir, il a laissé une dernière instruction : lancer un tueur à gages aux trousses de sa femme...
L'occasion pour les mafieuses de déboulonner un vieux monde machiste et ringard.
Biographie de l'auteur.
Pascale Dietrich est née à Tours en 1980. Sociologue à l'Ined à Paris, ses travaux portent sur les populations précaires et les inégalités.
Côté écriture, elle est l'auteur de nouvelles et de courts romans flirtant avec le polar, dont Le Homard (In8, 2013) et Une île bien tranquille (Liana Levi, 2016).
Poirette : ses coups de cœur en matière de polar.
D’abord,
il y a Michèle, la matriarche. Toute sa vie elle a été mariée à Leone
Acampora, historique mafioso grenoblois, tombé dans un coma
irréversible. Ils ont eu deux filles : Dina, qui fait dans l’action
humanitaire, comme pour racheter les crimes de son père. Et sa sœur
Alessia, pharmacienne de son état. Mais entre deux ordonnances,
pourvoyeuse de tous les camés de la ville. Son arrière-boutique, c’est
le paradis de la poudre, le nirvana des amphétamines.
Et donc,
Leone est en train de claquer. Mais le vieux malfrat ne compte pas faire
le voyage en solo. Il a écrit un mot à sa douce et tendre, pas très
fidèle, c’est vrai, ce qu’il n’a pas apprécié : "Michèle, nous sommes
inséparables, dans la vie comme dans la mort. J’ai décidé que nous
partirions ensemble. J’ai trouvé quelqu’un qui va s’occuper de tout.
J’ai l’assurance que tu ne souffriras pas".
Se morfondre, c’est
pas le genre des femmes Acampora. En conséquence, la mère et les deux
filles vont se mettre en chasse de l’exécuteur et lui faire la peau
avant qu’il remplisse son contrat. Ca donne un polar très original et
très très jouissif. 150 pages, à fond de train, beaucoup à Grenoble et
un peu à Milan. Et en plus, c’est drôle ! Entre autres scènes, la visite
de Michèle aux papys mafieux en maison de retraite, pour leur faire
cracher le nom du tueur qui doit la liquider est un moment assez génial.
Autre temps fort : Alessia au chevet de son père comateux, un sécateur à
la main, pour lui faire avouer qui doit buter sa mère et quand.
Bon,
en résumé, "Les mafieuses", de Pascale Dietrich, qui vient de paraître
chez Liana Levi est un polar selon moi hautement recommandable. S’en
priver serait pêché.
Description:
Il y a toujours moyen de s'arranger avec la réalité chez les gangsters. A condition de respecter le code d'honneur, on peut même mener une vie formidable !
C'est en tout cas ce que Leone Acampora, vieux mafioso grenoblois, a enseigné à sa famille. Michèle et ses deux filles ont donc appris à fermer les yeux lorsqu'elles trébuchaient sur un cadavre ou une valise de cocaïne dans leur joli salon en marbre.
Et si, aujourd'hui, Dina a parfois mauvaise conscience, elle espère se racheter en travaillant dans l'humanitaire. Quant à Alessia, pharmacienne inspirée, elle a pas mal d'idées pour moderniser le business paternel.
Ainsi va la vie chez les femmes Acampora, entre coups de fusil à pompe et séances de tai-chi. Jusqu'à ce que le vieux Leone perde les pédales.
Car avant de mourir, il a laissé une dernière instruction : lancer un tueur à gages aux trousses de sa femme...
L'occasion pour les mafieuses de déboulonner un vieux monde machiste et ringard.
Biographie de l'auteur.
Pascale Dietrich est née à Tours en 1980. Sociologue à l'Ined à Paris, ses travaux portent sur les populations précaires et les inégalités.
Côté écriture, elle est l'auteur de nouvelles et de courts romans flirtant avec le polar, dont Le Homard (In8, 2013) et Une île bien tranquille (Liana Levi, 2016).
Poirette : ses coups de cœur en matière de polar.
D’abord, il y a Michèle, la matriarche. Toute sa vie elle a été mariée à Leone Acampora, historique mafioso grenoblois, tombé dans un coma irréversible. Ils ont eu deux filles : Dina, qui fait dans l’action humanitaire, comme pour racheter les crimes de son père. Et sa sœur Alessia, pharmacienne de son état. Mais entre deux ordonnances, pourvoyeuse de tous les camés de la ville. Son arrière-boutique, c’est le paradis de la poudre, le nirvana des amphétamines.
Et donc, Leone est en train de claquer. Mais le vieux malfrat ne compte pas faire le voyage en solo. Il a écrit un mot à sa douce et tendre, pas très fidèle, c’est vrai, ce qu’il n’a pas apprécié : "Michèle, nous sommes inséparables, dans la vie comme dans la mort. J’ai décidé que nous partirions ensemble. J’ai trouvé quelqu’un qui va s’occuper de tout. J’ai l’assurance que tu ne souffriras pas".
Se morfondre, c’est pas le genre des femmes Acampora. En conséquence, la mère et les deux filles vont se mettre en chasse de l’exécuteur et lui faire la peau avant qu’il remplisse son contrat. Ca donne un polar très original et très très jouissif. 150 pages, à fond de train, beaucoup à Grenoble et un peu à Milan. Et en plus, c’est drôle ! Entre autres scènes, la visite de Michèle aux papys mafieux en maison de retraite, pour leur faire cracher le nom du tueur qui doit la liquider est un moment assez génial. Autre temps fort : Alessia au chevet de son père comateux, un sécateur à la main, pour lui faire avouer qui doit buter sa mère et quand.
Bon, en résumé, "Les mafieuses", de Pascale Dietrich, qui vient de paraître chez Liana Levi est un polar selon moi hautement recommandable. S’en priver serait pêché.