Lorsqu’en 1869, sous le pseudonyme de Lautréamont, Isidore Ducasse fait imprimer Les Chants de Maldoror, c’est un texte inclassable que le jeune poète de vingt-trois ans offre aux lecteurs. Cette épopée de la peur, des ténèbres et du mal, qui brandit son attirail de cruautés et fait sourdre un fond de terreur infantile dans les amples strophes de ses six chants, demeura à peu près sans écho à sa parution : il fallut donc attendre sa redécouverte par les surréalistes pour que ce livre où s’inaugure la transgression moderne prît sa vraie place. L’ année suivante, les Poésies, dont on ignore si l’édition fut diffusée, démentaient leur titre en proposant, écrites en prose, un ensemble de maximes et de réflexions, acerbes parfois mais aiguës, sur la littérature et la morale. Le livre fut-il alors lu ? Quelques mois plus tard, Ducasse mourait mystérieusement.Édition préfacée, annotée et commentée par Jean-Luc Steinmetz.
Poète français né en Uruguay en 1846, Isidore Ducasse est plus connu sous son pseudonyme Comte de Lautréamont. Il décède mystérieusement à Paris le 24 novembre 1870, peut-être de tuberculose. Il est considéré comme un des plus éminents précurseurs du surréalisme (Alfred Jarry). En 1925, André Gide « estime que le plus beau titre de gloire du groupe qu'ont formé Breton, Aragon et Soupault, est d'avoir reconnu et proclamé l'importance littéraire et ultra-littéraire de l'admirable Lautréamont. » Récit hallucinant empli de férocité, d’idées morbides et de délires inouïs, Maldoror est un texte riche, sulfureux et difficile et incarne la révolte d’une jeunesse découvrant le conflit entre l’imaginaire et le réel. Plus grand qu’un livre de poche, le format de ce livre est plus agréable et invite à la lecture de cette œuvre magistrale et fascinante. Texte intégral.
Description:
Lorsqu’en 1869, sous le pseudonyme de Lautréamont, Isidore Ducasse fait imprimer Les Chants de Maldoror, c’est un texte inclassable que le jeune poète de vingt-trois ans offre aux lecteurs. Cette épopée de la peur, des ténèbres et du mal, qui brandit son attirail de cruautés et fait sourdre un fond de terreur infantile dans les amples strophes de ses six chants, demeura à peu près sans écho à sa parution : il fallut donc attendre sa redécouverte par les surréalistes pour que ce livre où s’inaugure la transgression moderne prît sa vraie place. L’ année suivante, les Poésies, dont on ignore si l’édition fut diffusée, démentaient leur titre en proposant, écrites en prose, un ensemble de maximes et de réflexions, acerbes parfois mais aiguës, sur la littérature et la morale. Le livre fut-il alors lu ? Quelques mois plus tard, Ducasse mourait mystérieusement.Édition préfacée, annotée et commentée par Jean-Luc Steinmetz.
Poète français né en Uruguay en 1846, Isidore Ducasse est plus connu sous son pseudonyme Comte de Lautréamont. Il décède mystérieusement à Paris le 24 novembre 1870, peut-être de tuberculose.
Il est considéré comme un des plus éminents précurseurs du surréalisme (Alfred Jarry).
En 1925, André Gide « estime que le plus beau titre de gloire du groupe qu'ont formé Breton, Aragon et Soupault, est d'avoir reconnu et proclamé l'importance littéraire et ultra-littéraire de l'admirable Lautréamont. »
Récit hallucinant empli de férocité, d’idées morbides et de délires inouïs, Maldoror est un texte riche, sulfureux et difficile et incarne la révolte d’une jeunesse découvrant le conflit entre l’imaginaire et le réel.
Plus grand qu’un livre de poche, le format de ce livre est plus agréable et invite à la lecture de cette œuvre magistrale et fascinante.
Texte intégral.
**