Police

Hugo Boris

Language: French

Publisher: Grasset

Published: Nov 15, 2016

Description:

Ils sont gardiens de la paix. Des flics en tenue, ceux que l’on croise tous les jours et dont on ne parle jamais, hommes et femmes invisibles sous l’uniforme. 
 
Un soir d’été caniculaire, Virginie, Érik et Aristide font équipe pour une mission inhabituelle : reconduire un étranger à la frontière. Mais Virginie, en pleine tempête personnelle, comprend que ce retour au pays est synonyme de mort. Au côté de leur passager tétanisé, toutes les certitudes explosent. Jusqu’à la confrontation finale, sur les pistes de Roissy-Charles-de-Gaulle, où ces quatre vies s’apprêtent à basculer. 
 
En quelques heures d’un huis clos tendu à l’extrême se déploie le suspense des plus grandes tragédies. Comment être soi, chaque jour, à chaque instant, dans le monde tel qu’il va ?

Poirette :"Virginie, Erik et Aristide. Trois flics du XIIe arrondissement de Paris. Des "Bleus" comme on les appelle, des gardiens de la paix, en uniforme.  Ce jour-là on leur demande d'accompagner à Roissy un Tadjik, pour expulsion vers son pays. Le fait qu'il sera sans doute exécuté à son arrivée n'y change rien… La commission ad hoc a jugé que sa demande d'asile n'était pas recevable. Direction Duchambé donc, via Istanbul. Sans même attendre la décision d'appel. Le gars ressemble à un piaf tombé du nid. Il flotte dans ses vêtements, regarde ses pieds et ne dit rien. 

Une vraie terreur. Menotté, quand même. C'est la règle, dans ce genre de convoyage. Le temps du trajet très encombré de cette fin de journée, il va se passer dans la voiture-pie quelque chose d'extraordinaire. Virginie d'abord, puis Aristide et enfin Erik, le chef de groupe, vont décider, individuellement puis ensemble, de relâcher le Tadjik, de le laisser filer dans la nature… En clair : de lui donner sa chance. Arrêt pipi sur l'autoroute du Nord, menottes retirées et portières ouvertes. Les trois policiers vont boire un café. À leur retour, l'homme est toujours là, prostré sur la banquette arrière. Normal. On lui a bien dit que la police française est sanguinaire : elle abat dans le dos les prisonniers qui tentent de fuir. 

La suite, je vous laisse la découvrir dans ce bouleversant roman d'Hugo Boris, tout simplement titré Police. L'écriture est magnifique et les personnages aussi. Lisez Police et je vous garantis que vous ne verrez plus les flics de la même façon. À minima vous conviendrez que, s'ils ne sont pas tous bons, ils ne sont pas tous mauvais. "