- J'ai loué la chambre d'Oscar Wilde, à l'Hôtel, rue des Beaux-Arts. Tu ne vas pas m'y laisser dormir seule ? J'avais vu la robe noire, le collier d'odalisque, le trench-coat, ces boucles blondes autour de ce visage à la Faye Dunaway. Faye à vingt ans, pâle et parisienne. Et puis ces yeux d'or verts, vifs mais baissés, qui semblaient porter tous les malheurs du monde. Les malheurs de Camille. Cette fille était le paradis. Et l'enfer. Je l'ai su au premier coup d'oeil. Ces yeux-là hurlaient : "Au secours!" en silence. À moi. Alors, lentement, j'ai répondu : - Je ne crois pas, non. Et tout a commencé ainsi...
Au départ, j'ai acheté le livre pour enfin lire Eudeline, dont l'ombre rode autour de moi depuis l'époque Rock & Folk, c est à dire quelques décennies. Au final, je l'ai lu quasi d'une traite. On ne peut s'empecher de partager ce qu'eprouve Antoine, le héros, face à une situation qu'il gere de moins en moins au fil des pages. Meme s'il est evident que Camille - son amour - est dingue, on ne sait jamais qu'elle forme cette folie prendra dans les pages à venir. Monsieur Eudeline, c'est un beau livre que j'ai eu beaucoup de plaisir à devorer, une vraie partition rock'n roll qui sonne juste,sa melodie - ecrite en accords mineurs - ne rend sa lecture que plus obsessionnelle. Je sais qu'un jour je le relirai, comme on ré-ecoute des vieux disques, sans nostalgie mais toujours avec le meme plaisir.
J'ai choisi ce livre en raison du sujet car je connais dans mes proches une personne borderline comme l'héroine du roman, Camille. J'avais donc envie de découvrir la façon dont l'auteur allait se confronter à l'univers chaotique et turbulent de la jeune fille. Si le livre commence bien et s'il a su retenir mon intérêt derrechef, j'ai complétement décroché arrivé à près de la moitié du texte. L’écriture est faible et convenue, l'intrigue s'étiole, les chapitres courts écrits dans une police aux paragraphes si espacées que j'ai pensé tenir en main une nouvelle XXL aux relents de parisianisme rive gauche maladroit mais certainement sincère. Et puis, en arrivant sur la seconde partie du livre, d'un seul coup, le rythme s'emballe et l'histoire reprend du souffle. Au point que j'ai tout lu d'une traite jusqu'à la fin qui est mieux que ce je j'imaginais. J'avais lu juste avant "Joyeux Noel" de Alexandre Jardin qui, sur le plan artistique n'a absolument rien a voir (c'est un vrai roman), mais Vénéneuse, sans être génial, est un divertissement aux accents autobiographiques distrayants pour les amateurs du genre.
Description:
- J'ai loué la chambre d'Oscar Wilde, à l'Hôtel, rue des Beaux-Arts. Tu ne vas pas m'y laisser dormir seule ? J'avais vu la robe noire, le collier d'odalisque, le trench-coat, ces boucles blondes autour de ce visage à la Faye Dunaway. Faye à vingt ans, pâle et parisienne. Et puis ces yeux d'or verts, vifs mais baissés, qui semblaient porter tous les malheurs du monde. Les malheurs de Camille. Cette fille était le paradis. Et l'enfer. Je l'ai su au premier coup d'oeil. Ces yeux-là hurlaient : "Au secours!" en silence. À moi. Alors, lentement, j'ai répondu : - Je ne crois pas, non. Et tout a commencé ainsi...
Au départ, j'ai acheté le livre pour enfin lire Eudeline, dont l'ombre rode autour de moi depuis l'époque Rock & Folk, c est à dire quelques décennies. Au final, je l'ai lu quasi d'une traite. On ne peut s'empecher de partager ce qu'eprouve Antoine, le héros, face à une situation qu'il gere de moins en moins au fil des pages. Meme s'il est evident que Camille - son amour - est dingue, on ne sait jamais qu'elle forme cette folie prendra dans les pages à venir. Monsieur Eudeline, c'est un beau livre que j'ai eu beaucoup de plaisir à devorer, une vraie partition rock'n roll qui sonne juste,sa melodie - ecrite en accords mineurs - ne rend sa lecture que plus obsessionnelle. Je sais qu'un jour je le relirai, comme on ré-ecoute des vieux disques, sans nostalgie mais toujours avec le meme plaisir.
J'ai choisi ce livre en raison du sujet car je connais dans mes proches une personne borderline comme l'héroine du roman, Camille. J'avais donc envie de découvrir la façon dont l'auteur allait se confronter à l'univers chaotique et turbulent de la jeune fille. Si le livre commence bien et s'il a su retenir mon intérêt derrechef, j'ai complétement décroché arrivé à près de la moitié du texte. L’écriture est faible et convenue, l'intrigue s'étiole, les chapitres courts écrits dans une police aux paragraphes si espacées que j'ai pensé tenir en main une nouvelle XXL aux relents de parisianisme rive gauche maladroit mais certainement sincère. Et puis, en arrivant sur la seconde partie du livre, d'un seul coup, le rythme s'emballe et l'histoire reprend du souffle. Au point que j'ai tout lu d'une traite jusqu'à la fin qui est mieux que ce je j'imaginais. J'avais lu juste avant "Joyeux Noel" de Alexandre Jardin qui, sur le plan artistique n'a absolument rien a voir (c'est un vrai roman), mais Vénéneuse, sans être génial, est un divertissement aux accents autobiographiques distrayants pour les amateurs du genre.