LIVRE 1: - Chapitre 1: - Olivier BRAND, le nouveau député de CROYDON, était assis dans son cabinet, les yeux tournés vers la fenêtre, par dessus son élégante et légère machine à écrire. Sa maison se dressait à l'extrémité de l'une des crêtes des anciennes montagnes du SURREY, maintenant tout entaillées et creusées de tunnels, de telle sorte que, seul, désormais, un communiste pouvait y trouver un spectacle un peu réconfortant. Immédiatement au dessus de la vaste fenêtre, le sol descendait en pente rapide environ cent cinquante pas, pour aboutir à une haute muraille; et, au delà, le monde créé par l'homme s'étendait triomphalement à perte de vue. Deux larges voies, enfoncées à vingt pieds sous le niveau du sol, se rencontraient, brusquement, pour former désormais une voie unique. Celle de gauche était la Première Ligne de Brighton, celle de droite, la Ligne de TUNBRIDGE. Chacune d'elles était partagée sur toute sa longueur, par un mur de ciment; d'un côté, sur des rails d'acier, couraient les tramways électriques, tandis que l'autre était réservé au passage des voitures automobiles, se divisant, à leur tour, en trois catégories: d'abord les voitures de l'Etat, dont la vitesse était de deux cents kilomètres à l'heure: en second lieu les voitures particulières, qui n'avaient pas le droit d'aller à une vitesse de plus de cent kilomètres; et enfin la Ligne Nationale Populaire, d'une vitesse de cinquante kilomètres, avec des arrêts réguliers de cinq en cinq kilomètres. Et c'est de ce côté aussi, parallèlement au parcours des automobiles, que s'allongeaient les deux voies réservées aux piétons, aux cyclistes et aux cavaliers......................
Description:
LIVRE 1: - Chapitre 1: - Olivier BRAND, le nouveau député de CROYDON, était assis dans son cabinet, les yeux tournés vers la fenêtre, par dessus son élégante et légère machine à écrire. Sa maison se dressait à l'extrémité de l'une des crêtes des anciennes montagnes du SURREY, maintenant tout entaillées et creusées de tunnels, de telle sorte que, seul, désormais, un communiste pouvait y trouver un spectacle un peu réconfortant. Immédiatement au dessus de la vaste fenêtre, le sol descendait en pente rapide environ cent cinquante pas, pour aboutir à une haute muraille; et, au delà, le monde créé par l'homme s'étendait triomphalement à perte de vue. Deux larges voies, enfoncées à vingt pieds sous le niveau du sol, se rencontraient, brusquement, pour former désormais une voie unique. Celle de gauche était la Première Ligne de Brighton, celle de droite, la Ligne de TUNBRIDGE. Chacune d'elles était partagée sur toute sa longueur, par un mur de ciment; d'un côté, sur des rails d'acier, couraient les tramways électriques, tandis que l'autre était réservé au passage des voitures automobiles, se divisant, à leur tour, en trois catégories: d'abord les voitures de l'Etat, dont la vitesse était de deux cents kilomètres à l'heure: en second lieu les voitures particulières, qui n'avaient pas le droit d'aller à une vitesse de plus de cent kilomètres; et enfin la Ligne Nationale Populaire, d'une vitesse de cinquante kilomètres, avec des arrêts réguliers de cinq en cinq kilomètres. Et c'est de ce côté aussi, parallèlement au parcours des automobiles, que s'allongeaient les deux voies réservées aux piétons, aux cyclistes et aux cavaliers......................