"Au bar des hôtels, dans la moiteur des spas, jusque dans les cuisines des restaurants, on commentait le naufrage : 'deux types... la télécabine... coincés'. Le vent avait forci, des gifles de grésil crépitaient contre les vitres. 'Ce doit être l’enfer, là-haut.'" Passer Noël coincé dans une cabine téléphérique, un désastre à gâcher les festivités ? Pas si sûr... Six nouvelles, une philosophie de vie : aux quatre coins du monde, des héros ordinaires lâchent prise face à l’adversité, et se laissent porter par la vie pour savourer l’instant présent. Ces nouvelles sont extraites du recueil S’abandonner à vivre (Folio n° 5948).
"Au fil des ans, les deux frères durcis par l’altitude avaient commencé à redouter l’approche du 24 décembre. Fêter la naissance du stoïcien crucifié par une bombance heurtait leur protestantisme. Et ces airs ravis des convives qui vous plantaient des couteaux dans le dos sitôt la porte fermée… Ce soir, ils aspiraient à l’air sec, au vin clair, à la nuit pure. Ils allaient vivre un réveillon digne de Zarathoustra, sur la corde raide, pendus au câble d’acier. La cabine du téléphérique serait le lumignon de leur rêve, accroché au plafond de la nuit." Des quatre coins du globe, les héros agités de ces nouvelles invitent à des voyages lointains ou intérieurs.
Description:
"Au bar des hôtels, dans la moiteur des spas, jusque dans les cuisines des restaurants, on commentait le naufrage : 'deux types... la télécabine... coincés'. Le vent avait forci, des gifles de grésil crépitaient contre les vitres. 'Ce doit être l’enfer, là-haut.'" Passer Noël coincé dans une cabine téléphérique, un désastre à gâcher les festivités ? Pas si sûr... Six nouvelles, une philosophie de vie : aux quatre coins du monde, des héros ordinaires lâchent prise face à l’adversité, et se laissent porter par la vie pour savourer l’instant présent. Ces nouvelles sont extraites du recueil S’abandonner à vivre (Folio n° 5948).
"Au fil des ans, les deux frères durcis par l’altitude avaient commencé à redouter l’approche du 24 décembre. Fêter la naissance du stoïcien crucifié par une bombance heurtait leur protestantisme. Et ces airs ravis des convives qui vous plantaient des couteaux dans le dos sitôt la porte fermée…
Ce soir, ils aspiraient à l’air sec, au vin clair, à la nuit pure. Ils allaient vivre un réveillon digne de Zarathoustra, sur la corde raide, pendus au câble d’acier.
La cabine du téléphérique serait le lumignon de leur rêve, accroché au plafond de la nuit."
Des quatre coins du globe, les héros agités de ces nouvelles invitent à des voyages lointains ou intérieurs.