Ecrites en vers libres, les ritournelles de la chère Dorothy encensent (à sa manière, polissonne) la vie de bureau, les résidences d'été, le théâtre, les films et les livres : « Je hais les livres, ils me fatiguent les yeux... » Elle fracasse le roman d'amour : « L'intrigue est toujours la même, ils [l'homme et la femme] n'arrivent jamais à s'entendre ! », et met en miettes le « roman réaliste, un étouffe-chrétien de cinq cents pages [qui] offre un tableau du train-train de la vie de famille. La petite Rosemary veut poignarder grand-père, papa souhaite que maman soit bientôt raide dans sa tombe, et Bobby veut épouser son grand frère... ». Grande tendre à la langue de vipère, la Parker, née en 1893 et décédée en 1967, défie le temps. Impossible de ne pas y reconnaître quelques zozos d'aujourd'hui, impossible de ne pas s'y reconnaître... Martine Laval
Description:
Ecrites en vers libres, les ritournelles de la chère Dorothy encensent (à sa manière, polissonne) la vie de bureau, les résidences d'été, le théâtre, les films et les livres : « Je hais les livres, ils me fatiguent les yeux... » Elle fracasse le roman d'amour : « L'intrigue est toujours la même, ils [l'homme et la femme] n'arrivent jamais à s'entendre ! », et met en miettes le « roman réaliste, un étouffe-chrétien de cinq cents pages [qui] offre un tableau du train-train de la vie de famille. La petite Rosemary veut poignarder grand-père, papa souhaite que maman soit bientôt raide dans sa tombe, et Bobby veut épouser son grand frère... ». Grande tendre à la langue de vipère, la Parker, née en 1893 et décédée en 1967, défie le temps. Impossible de ne pas y reconnaître quelques zozos d'aujourd'hui, impossible de ne pas s'y reconnaître... Martine Laval