La Ville des vivants

Nicola Lagioia

Language: French

Publisher: Flammarion

Published: Aug 30, 2022

Description:

« La capitale des vices. La plus belle corbeille qui soit pour des fruits véreux. » Nicola Lagioia L’assassinat barbare de Luca Varani, 23 ans, dans un appartement de Rome en mars 2016 fit la une des journaux et bouleversa d’autant plus l’opinion publique qu’il ne semblait y avoir aucune explication, aucune justification à ce meurtre perpétré par deux jeunes gens de bonne famille. En reconstruisant minutieusement les faits et les jours qui les ont précédés, Nicola Lagioia ne part pas seulement à la recherche du point de rupture à partir duquel le pire peut arriver. Il écrit une autre histoire de Rome et de ses habitants, il sonde la part d’humanité mais aussi la part de nuit qui habitent chacun des protagonistes. Rome, aussi malfaisante que splendide, révèle à mesure que l’on chemine dans ses rues les secrets de vies dites « sans histoires », les ambitions cachées ou les désirs de rédemption, reflets d’un monde souterrain scintillant parfois à la surface de l’eau. Et que nous le voulions ou non, ce monde est le nôtre. Nicola Lagioia y plonge le lecteur et l’implique au même titre que les acteurs de cet événement tragique. Il remonte ainsi à la source de ce qui nous fascine tant dans le fait divers : l’illusion rassurante que les monstres seraient faits d’un autre bois. Nicola Lagioia est né en 1973. Il a remporté le prix Strega en 2015, le plus prestigieux d’Italie, pour son dernier roman La Féroce (Flammarion, 2017), et le prix Viareggio pour Case départ (Arléa, 2014). Ses œuvres ont été publiées dans quinze pays. Il est actuellement directeur du Salon international du livre de Turin. « La Ville des vivants incarne la fiction dans toute sa splendeur, celle qui donne vie aux documents du réel. Elle nous montre comme sait le faire la littérature que le fil sur lequel marchent les protagonistes, plongés dans la grande misère et la splendeur ternie de Rome, c’est-à-dire du monde, est aussi celui sur lequel nous marchons tous les jours. » CORRIERE DELLA SERA « Lagioia fait palpiter une Rome impitoyable et répugnante, chaotique et immorale, mais aussi magnifique et hypnotique, mélancolique et poignante, jusqu’à l’addiction. » IL FATTO QUOTIDIANO « Une expérience de lecture extrême, un voyage dans une ville en décrépitude, Rome, “ville morte, habitée par les vivants”, où Lagioia se découvre lui-même en cavale. » LA REPUBBLICA