Ceux de 14

Maurice Genevoix

Language: French

Publisher: Flammarion

Published: Oct 1, 2013

Description:

1er août 1914 : la France décrète la mobilisation générale. Le 2 août, Genevoix, brillant normalien qui n’a pas 24 ans, rejoint le 106e régiment d’infanterie comme sous-lieutenant… Neuf mois plus tard, il est grièvement blessé : c’est la fin de la guerre pour le jeune homme.
Entre ce mois d’août 1914 et les trois balles qui l’atteignent en avril 1915, Genevoix aura participé à la bataille de la Marne, marché sur Verdun et, pendant quatre longs mois, défendu les Éparges. Sous le feu des obus, il aura vécu le quotidien du fantassin, la boue, le sang, la mort, mais aussi, avec ses «camarades du 106», la solidarité et l’humanité partagée.
Dès 1916 et jusqu’en 1923, Genevoix publie cinq récits de guerre, écrits dans une langue précise et humble, réunis en 1949 sous le titre Ceux de 14. C’est cette édition
définitive retravaillée par l’auteur que nous donnons à lire. Plus qu’un grand classique sur 14-18, voici l’œuvre d’un immense écrivain.

Dossier :
1. Le 106e régiment d’infanterie
2. La section Genevoix
3. Derrière les pseudonymes
4. Ceux de 14 : le témoignage fidèle
5. Repères biographiques des personnages de Ceux de 14. **

Extrait

L'auteur

Maurice Genevoix naît le 29 novembre 1890 à Decize, en Bourgogne, dans le département de la Nièvre. L'année suivante, ses parents s'installent à Châteauneuf-sur-Loire, près d'Orléans, où il passe toute une partie de sa jeunesse.

Une jeunesse douloureuse et studieuse

Reçu premier du canton au certificat d'études, Maurice Genevoix devient interne au lycée Pothier d'Orléans. Il en conservera un souvenir amer. La mort de sa mère, en 1903, le bouleverse durablement. De longues promenades sur les bords de la Loire, les études et la lecture lui sont un refuge et un réconfort. De 1908 à 1911, il poursuit des études de lettres au lycée Lakanal de Sceaux, dans la banlieue parisienne, où il est pensionnaire. En 1912, il est admis premier de sa promotion au concours d'entrée de la prestigieuse École normale supérieure. Il songe alors à mener une double carrière d'universitaire et de romancier.

Le «poilu» de 1914

La guerre en décide autrement. Mobilisé le 2 août 1914, Maurice Genevoix est affecté au 106e régiment d'infanterie. Comme sous-lieutenant puis comme commandant d'une compagnie, il participe aux violents combats de la Marne et des Hauts de Meuse. Le 25 avril 1915, il est grièvement blessé sur la colline des Éparges, près de Verdun. Il en gardera toute sa vie des séquelles. Réformé après sept mois d'hôpital, invalide à 70 °/°, ayant perdu tout usage de sa main gauche, il retourne à Paris puis, atteint de la grippe espagnole, dans le village de son enfance, Châteauneuf-sur-Loire.

Un écrivain prolixe et à succès

Maurice Genevoix décide dès lors de se consacrer à l'écriture. Récit de son expérience de la guerre, Ceux de 14 le fait d'emblée connaître. Raboliot, roman de la Sologne, obtient le prix Goncourt en 1925. Auteur prolixe, il publie, entre 1925 et 1945, un roman par an. Les épreuves ne l'épargnent pourtant pas. En 1928, après la mort de son père, il s'installe définitivement aux Vernelles près de Saint-Denis-de-l'Hôtel (dans le Loiret). Marié, en 1937, à Yvonne Montrosier, il est veuf l'année suivante. La guerre l'oblige à se réfugier en Aveyron. En 1943, il épouse en secondes noces Suzanne Viales, dont il a une fille, Sylvie, l'année suivante. Revenant aux Vernelles, dans son bureau donnant sur la Loire, il continue d'écrire avec patience, obstination et passion.

(...)

Présentation de l'éditeur

1er août 1914 : la France décrète la mobilisation générale. Le 2 août, Genevoix, brillant normalien qui n’a pas 24 ans, rejoint le 106e régiment d’infanterie comme sous-lieutenant… Neuf mois plus tard, il est grièvement blessé : c’est la fin de la guerre pour le jeune homme.
Entre ce mois d’août 1914 et les trois balles qui l’atteignent en avril 1915, Genevoix aura participé à la bataille de la Marne, marché sur Verdun et, pendant quatre longs mois, défendu les Éparges. Sous le feu des obus, il aura vécu le quotidien du fantassin, la boue, le sang, la mort, mais aussi, avec ses «camarades du 106», la solidarité et l’humanité partagée.
Dès 1916 et jusqu’en 1923, Genevoix publie cinq récits de guerre, écrits dans une langue précise et humble, réunis en 1949 sous le titre Ceux de 14. C’est cette édition
définitive retravaillée par l’auteur que nous donnons à lire. Plus qu’un grand classique sur 14-18, voici l’œuvre d’un immense écrivain.

Dossier :
1. Le 106e régiment d’infanterie
2. La section Genevoix
3. Derrière les pseudonymes
4. Ceux de 14 : le témoignage fidèle
5. Repères biographiques des personnages de Ceux de 14.