Le problème du pont de Thor d'Arthur Conan Doyle est une histoire de jalousie où on doit déterminer, parmi les suspects, qui a pu commettre le crime.
Le mari Neil Gibson, au début, n'est pas présenté d'une manière très sympathique. C'est un Américain, homme d'affaires dur et impitoyable, habitué à dominer et détruire ses adversaires. Ce n'est pas tellement sympathique, mais pas nécessairement anormal non plus. Gibson est un homme d'affaires qui travaille dur, qui possède des entreprises dans le monde entier, qui doit diriger des centaines ou des milliers d'employés, qui doit prendre des décisions difficiles et risquées. Un tel personnage développe, par nécessité, un comportement brutal et autoritaire. Il faut essayer d'aller un peu au-delà des apparences pour voir si Gibson a commis un acte vraiment répréhensible.
Deux choses auraient été réellement condamnables de la part de Gibson : premièrement essayer de divorcer ou d'assassiner sa femme pour vivre avec Grace Dunbar, deuxièmement abuser de Grace Dunbar sous son toit. Comme le précise Sherlock Holmes dans un extrait : les servantes sont sous la protection du maître de la maison, ce serait mal d'en abuser. Si on peut se fier à la parole de Gibson, et l'histoire se développe dans ce sens, celui-ci n'a pas été trop loin dans sa relation avec Grace Dunbar. Ce qui prouve la noblesse de ses sentiments.
Grace Dunbar peut-elle être coupable ? Pas si la description du personnage est suffisamment claire. Généralement on peut faire la différence entre les jeunes filles pures et celles qui le sont moins. Si l'auteur insiste suffisamment, on peut classer définitivement le personnage dans une catégorie ou l'autre. Comparer Grace Dunbar avec Juliette Chaffour dans L'affaire Lerouge d'Émile Gaboriau.
Grace Dunbar est présentée comme une femme dont le monde entier a célébré la beauté, "la meilleure femme que Dieu ait créée", une femme qu'une "noblesse innée de caractère" dirige constamment vers le bien. A moins d'indications contraires, Grace Dunbar peut être classée parmi les femmes honorables. Elle n'a donc pas pu assassiner sa patronne.
Quand on est convaincu que ni Neil Gibson, ni Grace Dunbar n'ont pu commettre le crime, on doit envisager une autre solution qui n'était pas évidente au départ. C'est que Mme Gibson ait commis le crime elle-même.
Mme Gibson était d'origine latino-américaine et les indigènes sont des gens auxquels on prête un caractère passionné, excessif et emporté. Sous le coup d'une passion, ces gens sont capables de tout.
Jalouse de Grace Dunbar et ne pouvant reconquérir son mari, Mme Gibson a conçu le plan de se suicider en faisant passer sa mort pour un meurtre, dans le but de faire condamner Grace Dunbar. Le plan est un échec.
C'est l'épouse qui est dépréciée, ici. Au 19ème siècle, on ne voyait pas nécessairement d'un bon oeil les mariages entre Blancs et indigènes. L'histoire raconte, qu'un certain temps après son mariage, Neil Gibson a découvert qu'il n'avait rien de commun avec sa femme. Il s'est alors intéressé à la gouvernante, la jeune femme pure. Mais rien ne pouvait être tenté, tant que Mme Gibson était vivante. Il fallait trouver un moyen d'éliminer l'épouse, sans que le mari ou la gouvernante soient coupables. L'épouse aurait pu être victime d'un accident, d'une maladie ou être éliminée par une tierce personne. Dans ce cas-ci, Mme Gibson s'élimine elle-même et le mari et la gouvernante, deux personnes innocentes et honorables pourront unir leurs destinées.
Description:
Le problème du pont de Thor d'Arthur Conan Doyle est une histoire de jalousie où on doit déterminer, parmi les suspects, qui a pu commettre le crime.
Le mari Neil Gibson, au début, n'est pas présenté d'une manière très sympathique. C'est un Américain, homme d'affaires dur et impitoyable, habitué à dominer et détruire ses adversaires. Ce n'est pas tellement sympathique, mais pas nécessairement anormal non plus. Gibson est un homme d'affaires qui travaille dur, qui possède des entreprises dans le monde entier, qui doit diriger des centaines ou des milliers d'employés, qui doit prendre des décisions difficiles et risquées. Un tel personnage développe, par nécessité, un comportement brutal et autoritaire. Il faut essayer d'aller un peu au-delà des apparences pour voir si Gibson a commis un acte vraiment répréhensible.
Deux choses auraient été réellement condamnables de la part de Gibson : premièrement essayer de divorcer ou d'assassiner sa femme pour vivre avec Grace Dunbar, deuxièmement abuser de Grace Dunbar sous son toit. Comme le précise Sherlock Holmes dans un extrait : les servantes sont sous la protection du maître de la maison, ce serait mal d'en abuser. Si on peut se fier à la parole de Gibson, et l'histoire se développe dans ce sens, celui-ci n'a pas été trop loin dans sa relation avec Grace Dunbar. Ce qui prouve la noblesse de ses sentiments.
Grace Dunbar peut-elle être coupable ? Pas si la description du personnage est suffisamment claire. Généralement on peut faire la différence entre les jeunes filles pures et celles qui le sont moins. Si l'auteur insiste suffisamment, on peut classer définitivement le personnage dans une catégorie ou l'autre. Comparer Grace Dunbar avec Juliette Chaffour dans L'affaire Lerouge d'Émile Gaboriau.
Grace Dunbar est présentée comme une femme dont le monde entier a célébré la beauté, "la meilleure femme que Dieu ait créée", une femme qu'une "noblesse innée de caractère" dirige constamment vers le bien. A moins d'indications contraires, Grace Dunbar peut être classée parmi les femmes honorables. Elle n'a donc pas pu assassiner sa patronne.
Quand on est convaincu que ni Neil Gibson, ni Grace Dunbar n'ont pu commettre le crime, on doit envisager une autre solution qui n'était pas évidente au départ. C'est que Mme Gibson ait commis le crime elle-même.
Mme Gibson était d'origine latino-américaine et les indigènes sont des gens auxquels on prête un caractère passionné, excessif et emporté. Sous le coup d'une passion, ces gens sont capables de tout.
Jalouse de Grace Dunbar et ne pouvant reconquérir son mari, Mme Gibson a conçu le plan de se suicider en faisant passer sa mort pour un meurtre, dans le but de faire condamner Grace Dunbar. Le plan est un échec.
C'est l'épouse qui est dépréciée, ici. Au 19ème siècle, on ne voyait pas nécessairement d'un bon oeil les mariages entre Blancs et indigènes. L'histoire raconte, qu'un certain temps après son mariage, Neil Gibson a découvert qu'il n'avait rien de commun avec sa femme. Il s'est alors intéressé à la gouvernante, la jeune femme pure. Mais rien ne pouvait être tenté, tant que Mme Gibson était vivante. Il fallait trouver un moyen d'éliminer l'épouse, sans que le mari ou la gouvernante soient coupables. L'épouse aurait pu être victime d'un accident, d'une maladie ou être éliminée par une tierce personne. Dans ce cas-ci, Mme Gibson s'élimine elle-même et le mari et la gouvernante, deux personnes innocentes et honorables pourront unir leurs destinées.