Le Bon Vieux Temps: Roman

Hector Berthelot

Language: French

Published: Feb 14, 2017

Description:

Le bon vieux temps est un roman paru en 1906 écrit par l'écrivain Canadien Hector Berthelot... Biographie de l'Auteur : Hector Berthelot (4 mars 1842 à Trois-Rivières - 15 septembre 1895 à Montréal à l'âge de 53 ans) est un journaliste, caricaturiste et humoriste québécois.

Berthelot amorce sa carrière en publiant dans La Scie, une revue humoristique de Québec. Il fonde et publie dans Le Canard, journal satirique de Montréal.

Il fut surnommé le Père Ladébauche, à partir du 9 novembre 1878.Son nom est lié à l'histoire de la bande dessinée au Canada, car il développe un prototype de dessin à bulles dès le 22 décembre 1883.Il contribue à répandre la légende de Charles Thibault, le caricaturant avec de grands pieds. Berthelot est l'auteur des Mystères de Montréal, un roman de moeurs. Il a également publié Le bon vieux temps.

Sa biographie a été écrite par la libérale Henriette Tassé. Le journaliste Léon Trépanier a également publié sur sa vie.

Hector Berthelot (1842 - 1895) est un journaliste, caricaturiste et humoriste québécois. Extrait : L'auteur anonyme de ces articles n'était pas un historien, encore moins un archéologue ; c'était tout bonnement, ainsi qu'on le sut bientôt, un journaliste humoristique, dont les saillies et les portraits-charges faisaient les délices de ses contemporains, nous avons nommé M. Hector Berthelot, l'hilarant fondateur du Canard, du Farceur, du Violon, etc., et le créateur du fameux type de Ladébauche. Par quel hasard notre humoriste s'était-il engagé dans une voie si contraire à ses aptitudes ?Extrait du roman : Il y a environ quarante ans, l'auberge des Trois-Rois était tenue parun Canadien-Français, nommé Captain Leblanc. Vers 1849, l'auberge seferma et Leblanc qui établit un musée de curiosités sur la rue Saint-Paul,entre les rues Saint-Jean-Baptiste et Saint-Gabriel, y transporta les troisrois qui y continuèrent leur sonnerie sur la façade de la maison jusqu'en1853 ou 1854. Les curiosités furent alors vendues et dispersées. Nousn'avons rencontré personne qui put nous dire ce qu'étaient devenus lestrois rois.

Il n'y avait pas d'abattoirs à Montréal, dans le bon vieux temps, lesviandes étaient apportées au marché par les cultivateurs qui les dépeçaientavant de venir en ville et les exposaient en vente par morceauxpesés d'avance. Un bon quartier de mouton se vendait trente-trois sous,on avait une douzaine d'oeufs frais pour quinze sous, le boulanger chargeaitquinzesous pour un gros pain.

Prolétaires, qui payez, aujourd'hui, $6 le tonneau pour votre charbonet $5 ou $6 la corde pour le bois de chauffage, vos grands-pères chauffaientleurs résidences pour la modique somme de $6 par année. Ils allaient aubord de l'eau et là, pour $3, ils achetaient un « dessous de cage » qui leurdonnait assez de bois pour tout l'hiver. Ils dépensaient ensuite $3 pourtransporter, scier et fendre ce bois.

Si le combustible était à bon marché dans le bon vieux temps, lespoêles étaient beaucoup plus chers qu'aujourd'hui.

Il n'y avait pas de fonderie dans le bas Canada 1 et les poêles s'importaientd'Angleterre. Un poêle à deux étages, un poêle à fourneau, coûtaitde $40 à $50 et on n'en voyait que chez les riches. Le poêle ordinaire étaiten tôle.

L'article de la chaussure doit avoir une mention spéciale. Il y a cinquanteans, il n'y avait qu'un cordonnier à Montréal, un nommé Gaudry,qui tenait un magasin sur la rue Saint-Paul...Au lecteurEn 1884 et 1885, la Patrie de Montréal publia unesérie de petits articles non signés qui eurent une grandevogue.

On y racontait sans façon, sous la rubrique : Le bonvieux temps, l'histoire pittoresque des moeurs etcoutumes des générations qui vécurent à la fin du 18esiècle ou dans la première moitié du 19e.

L'auteur anonyme de ces articles n'était pas unhistorien, encore moins un archéologue ; c'était toutbonnement, ainsi qu'on le sut bientôt, un journaliste...