Mary habite un village entouré d'une clôture. Derrière, les Damnés, revenus de la mort, rôdent dans la forêt, avides de chair humaine. Promise à Harry, Mary vit une passion interdite avec Travis, le fiancé de sa meilleure amie. Pourtant, elle rêve d'un ailleurs. Mais comment franchir la Forêt des Damnés ? Une envoûtante histoire d'amour postapocalyptique dans un monde infesté de zombies.
«Avec La Forêt des Damnés, j'ai écrit LE livre que j'avais envie de lire : je suis restée dans un genre romantique, mais en y ajoutant les éléments qui me fascinent dans les romans et les films dystopiens.» Carrie Ryan
Par-delà l'atmosphère oppressante, Mary croit - c'est le nerf du livre -à un au-delà humain, l'Océan, qui provoque une vraie rage de vivre sans limite d'âge. Elle
Carrie Ryan est née en Caroline du Sud. Diplômée de la Faculté de droit, elle a d'abord été avocate, avant de devenir écrivain. Elle vit avec son fiancé en Caroline du Nord. La Forêt des damnés est son premier roman.
Extrait
L'océan, c'est ma mère qui m'en parlait. Elle me disait qu'il existe un endroit où il n'y a que de l'eau à perte de vue, de l'eau en mouvement perpétuel qui n'arrête pas de déferler vers vous, puis de repartir. Un jour, elle m'a montré une photo qui représentait, d'après ce qu'elle m'a dit, mon arrière-arrière-arrière-grand-mère quand elle était petite, debout dans l'océan. Ça fait des années et il y a longtemps que la photo a été perdue dans un incendie, mais je revois encore cette image ternie et froissée. Une petite fille au milieu du néant. Dans les récits de ma mère, transmis depuis sa multi-arrière-grand-mère, l'océan faisait un bruit qui ressemblait au souffle du vent dans les arbres et les hommes voyageaient dessus. Un jour - j'étais plus grande et notre village souffrait d'une sécheresse -, j'ai demandé à ma mère pourquoi, si une telle masse d'eau existait, il y avait des années où nos ruisseaux étaient pratiquement à sec. Elle m'a dit que l'océan n'était pas potable, que l'eau était pleine de sel. C'est là que j'ai cessé de la croire. Comment aurait-il pu y avoir autant de sel dans l'univers, et comment Dieu aurait-il pu permettre qu'une telle quantité d'eau soit rendue inutilisable ? Mais parfois, quand je suis devant la Forêt de Mains et de Dents et que je regarde cet espace sauvage qui s'étend à l'infini, je me demande comment ce serait si c'était de l'eau, tout ça. Je ferme les yeux, j'écoute le vent dans les arbres et j'imagine un monde où il n'y aurait que de l'eau qui se refermerait sur ma tête. Ce serait un monde sans les Damnés, un monde sans la Forêt de Mains et de Dents. Souvent, ma mère est à côté de moi, elle met une main devant ses yeux pour s'abriter du soleil et scrute les arbres et les broussailles, derrière le grillage, pour voir si son mari va réapparaître. Elle est la seule à croire qu'il n'a pas fait sa mutation, qu'il pourrait rentrer à la maison et que ce serait toujours l'homme qu'il était quand il est parti. Moi, ça fait des mois que j'ai fait le deuil de mon père et, pour pouvoir continuer à vivre, j'ai enfoui au fond de moi le chagrin de l'avoir perdu. Maintenant, j'appréhende de venir à la lisière de la Forêt et de regarder derrière la clôture. J'ai peur de le voir là, avec les autres : vêtements en loques, peau flasque, doigts rouges et éraflés à force de tirer sur le grillage, et cet horrible gémissement suppliant.
Biographie de l'auteur
Carie Ryan a passé son enfance à Greenville, en Caroline du Sud, où elle est née. Diplômée en droit, elle vit aujourd'hui à Charlotte, en Caroline du Nord, avec son fiancé écrivain et avocat, deux gros chats et un chiot idiot. Fascinée par les films d'horreur, Carrie Ryan s'est tout naturellement lancée dans l'écriture en traitant son sujet de prédilection : les mondes infestés de zombies. Mais il existe tant de films sur les attaques de zombies et de morts-vivants, que Carrie Ryan a voulu raconter ce qui arrive ensuite, des générations après l'apocalypse. «La Forêt des Damnés» est son premier roman.
Description:
Mary habite un village entouré d'une clôture. Derrière, les Damnés, revenus de la mort, rôdent dans la forêt, avides de chair humaine. Promise à Harry, Mary vit une passion interdite avec Travis, le fiancé de sa meilleure amie. Pourtant, elle rêve d'un ailleurs. Mais comment franchir la Forêt des Damnés ? Une envoûtante histoire d'amour postapocalyptique dans un monde infesté de zombies.
«Avec La Forêt des Damnés, j'ai écrit LE livre que j'avais envie de lire : je suis restée dans un genre romantique, mais en y ajoutant les éléments qui me fascinent dans les romans et les films dystopiens.»
Carrie Ryan
Par-delà l'atmosphère oppressante, Mary croit - c'est le nerf du livre -à un au-delà humain, l'Océan, qui provoque une vraie rage de vivre sans limite d'âge.
Elle
Carrie Ryan est née en Caroline du Sud. Diplômée de la Faculté de droit, elle a d'abord été avocate, avant de devenir écrivain. Elle vit avec son fiancé en Caroline du Nord. La Forêt des damnés est son premier roman.
Extrait
L'océan, c'est ma mère qui m'en parlait. Elle me disait qu'il existe un endroit où il n'y a que de l'eau à perte de vue, de l'eau en mouvement perpétuel qui n'arrête pas de déferler vers vous, puis de repartir. Un jour, elle m'a montré une photo qui représentait, d'après ce qu'elle m'a dit, mon arrière-arrière-arrière-grand-mère quand elle était petite, debout dans l'océan. Ça fait des années et il y a longtemps que la photo a été perdue dans un incendie, mais je revois encore cette image ternie et froissée. Une petite fille au milieu du néant.
Dans les récits de ma mère, transmis depuis sa multi-arrière-grand-mère, l'océan faisait un bruit qui ressemblait au souffle du vent dans les arbres et les hommes voyageaient dessus. Un jour - j'étais plus grande et notre village souffrait d'une sécheresse -, j'ai demandé à ma mère pourquoi, si une telle masse d'eau existait, il y avait des années où nos ruisseaux étaient pratiquement à sec. Elle m'a dit que l'océan n'était pas potable, que l'eau était pleine de sel.
C'est là que j'ai cessé de la croire. Comment aurait-il pu y avoir autant de sel dans l'univers, et comment Dieu aurait-il pu permettre qu'une telle quantité d'eau soit rendue inutilisable ?
Mais parfois, quand je suis devant la Forêt de Mains et de Dents et que je regarde cet espace sauvage qui s'étend à l'infini, je me demande comment ce serait si c'était de l'eau, tout ça. Je ferme les yeux, j'écoute le vent dans les arbres et j'imagine un monde où il n'y aurait que de l'eau qui se refermerait sur ma tête.
Ce serait un monde sans les Damnés, un monde sans la Forêt de Mains et de Dents.
Souvent, ma mère est à côté de moi, elle met une main devant ses yeux pour s'abriter du soleil et scrute les arbres et les broussailles, derrière le grillage, pour voir si son mari va réapparaître.
Elle est la seule à croire qu'il n'a pas fait sa mutation, qu'il pourrait rentrer à la maison et que ce serait toujours l'homme qu'il était quand il est parti. Moi, ça fait des mois que j'ai fait le deuil de mon père et, pour pouvoir continuer à vivre, j'ai enfoui au fond de moi le chagrin de l'avoir perdu. Maintenant, j'appréhende de venir à la lisière de la Forêt et de regarder derrière la clôture. J'ai peur de le voir là, avec les autres : vêtements en loques, peau flasque, doigts rouges et éraflés à force de tirer sur le grillage, et cet horrible gémissement suppliant.
Biographie de l'auteur
Carie Ryan a passé son enfance à Greenville, en Caroline du Sud, où elle est née. Diplômée en droit, elle vit aujourd'hui à Charlotte, en Caroline du Nord, avec son fiancé écrivain et avocat, deux gros chats et un chiot idiot. Fascinée par les films d'horreur, Carrie Ryan s'est tout naturellement lancée dans l'écriture en traitant son sujet de prédilection : les mondes infestés de zombies. Mais il existe tant de films sur les attaques de zombies et de morts-vivants, que Carrie Ryan a voulu raconter ce qui arrive ensuite, des générations après l'apocalypse. «La Forêt des Damnés» est son premier roman.