Fuir leur petite ville du Midi, ses lotissements, son quotidien morne : Jo et Céline, deux sœurs de quinze et seize ans, errent entre fêtes foraines, centres commerciaux et descentes nocturnes dans les piscines des villas cossues de la région. Trop jeunes pour renoncer à leurs rêves et suivre le chemin des parents qui triment pour payer les traites de leur pavillon.
Mais, le temps d’un été, Céline se retrouve au cœur d’un drame qui fait voler en éclats la famille et libère la rage sourde d’un père impatient d’en découdre avec le premier venu, surtout s’il n’est pas « comme eux ».
L’été circulaire est un roman âpre et sombre, portrait implacable des « petits Blancs », ces communautés périurbaines renfermées sur elles-mêmes et apeurées. L’écriture acérée, la narration tendue imposent d’emblée le talent de Marion Brunet.
Poirette :
lles se prénomment Céline et Johanna. Ce sont des filles de prolos. Le père Manuel est maçon. La mère Séverine travaille aussi pour gagner pas grand-chose. Les gamines sont belles et lumineuses. Elles vivent dans un bled du Lubéron, pas loin de Carpentras. Les maisons des riches sont là, tout près. Au début de l’été durant la nuit, les deux sœurs profitent des piscines déjà en eau, avant l’arrivée des propriétaires parisiens. Leur existence est médiocre mais on leur a dit que la vie, c’est comme ça. Jusqu’à présent, elles l’ont cru.
Un jour Céline annonce qu’elle est enceinte. A 16 ans. Ce jour-là, le père a cogné beaucoup plus fort que les autres fois. La gamine n’a pas moufté. Le nom du géniteur, elle se le garde. Et ça rend fou Manuel car il veut savoir. Et à défaut de savoir, il invente avec son ami Patrick entre deux tournées de pastis. Inventer un coupable, c’est vieux comme le monde. Forcément, ce n’est pas un de chez nous. Pourquoi pas Saïd ? Céline et Saïd jouaient ensemble au bac à sable. Depuis, le beau gosse a fait son chemin, dans le trafic des antiquités volées. Monsieur Saïd roule en berline allemande. Monsieur Saïd a très bien pu séduire l’adolescente.
Découvrez la suite de l'intrigue dans L’Été circulaire, l’un des plus beaux romans noirs français parus depuis la rentrée de septembre. Une splendeur absolue, écrite au scalpel. Pas une phrase superflue; tout est à l’os mais d’une incroyable richesse. À embarquer sans faute dans le TGV Méditerranée pour vos prochaines vacances en Provence.
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