Le premier volume d'une immense saga, le premier acte d'une lutte épique pour le contrôle de l'histoire. En 2095, les grands empires industriels qui règnent sur l'économie mondiale, conspirent pour faire basculer le destin de l'humanité. Mais un groupe de scientifiques, d'intellectuels, de diplomates et d'espions prépare la riposte... « Copyright Electre »
Quatorze ans déjà que F.A.U.S.T. a paru (que le temps passe vite !) et ça avait été à l'époque une bombe dans le paysage science-fictif français. Le premier volume d'une série qui devait en comprendre peut-être une soixantaine, c'était bien un événement. Deux titres plus tard, l'opération était terminée et l'on attend toujours l'Âge de chrome, le quatrième volume qui n'a jamais été. (Même s'il se raconte régulièrement que la série devrait redémarrer et se poursuivre un jour chez l'Atalante.) D'un point de vue plus personnel, F.A.U.S.T. m'avait à l'époque fait forte impression et il a longtemps été l'un des piliers de ma bibliothèque de genre. Une quinzaine d'années plus tard, j'avais envie de me refaire une idée précise de l'œuvre et je me suis décidé à une relecture.
F.A.U.S.T. n'a pas beaucoup vieilli et même s'il a été rédigé aux balbutiements de l'internet et de la téléphonie mobile, il est suffisamment flou sur les explications technologiques pour que son 2095 reste crédible vu de 2010. Si l'intrigue n'est pas très originale (l'organisation fantôme qui lutte contre les Puissances en utilisant leurs méthodes me fait irrémédiablement penser à Tom Clancy), l'idée d'exploiter le droit saxon vieux de plusieurs siècles pour ouvrir des brèches dans l'arsenal législatif contemporain me plaît beaucoup. Dommage que l'île Saint-George n'existe pas vraiment, ni (je crois) le point de droit saxon en question. Tant qu'à apporter cette "saveur" historique dans le roman, j'aurais d'autant plus apprécié si tout ça se fondait sur quelque chose de documenté. En l'état, c'est un peu facile pour l'écrivain d'inventer les éléments qui l'arrangent pour raconter son histoire. L'écriture, elle, est efficace mais ne brille pas par son style. Alliée à la brièveté du roman (une grosse soirée de lecture seulement), on a vite fait de ressortir du bain, à peine mouillé.
Reste l'univers, riche et intéressant, amené par petites touches tout au long du roman et détaillé plus précisément dans une vingtaine de pages d'appendices. Curieux, d'ailleurs, que personne à l'époque n'ait eu l'idée d'en faire un sujet de jeu de rôle.
Description:
F.A.U.S.T. n'a pas beaucoup vieilli et même s'il a été rédigé aux balbutiements de l'internet et de la téléphonie mobile, il est suffisamment flou sur les explications technologiques pour que son 2095 reste crédible vu de 2010. Si l'intrigue n'est pas très originale (l'organisation fantôme qui lutte contre les Puissances en utilisant leurs méthodes me fait irrémédiablement penser à Tom Clancy), l'idée d'exploiter le droit saxon vieux de plusieurs siècles pour ouvrir des brèches dans l'arsenal législatif contemporain me plaît beaucoup. Dommage que l'île Saint-George n'existe pas vraiment, ni (je crois) le point de droit saxon en question. Tant qu'à apporter cette "saveur" historique dans le roman, j'aurais d'autant plus apprécié si tout ça se fondait sur quelque chose de documenté. En l'état, c'est un peu facile pour l'écrivain d'inventer les éléments qui l'arrangent pour raconter son histoire. L'écriture, elle, est efficace mais ne brille pas par son style. Alliée à la brièveté du roman (une grosse soirée de lecture seulement), on a vite fait de ressortir du bain, à peine mouillé.
Reste l'univers, riche et intéressant, amené par petites touches tout au long du roman et détaillé plus précisément dans une vingtaine de pages d'appendices. Curieux, d'ailleurs, que personne à l'époque n'ait eu l'idée d'en faire un sujet de jeu de rôle.