Un récit de la détresse sociale, entre guerres de territoires, vengeances et injustices...
Une petite ville semblable à tant d’autres… Et puis un jour, la bavure… Un contrôle d’identité qui dégénère… Il s’appelait Saïd. Il avait quinze ans. Et il est mort… Moi, Mattia, onze ans, je ne l’ai pas connu, mais après, j’ai vu la haine, la tristesse et la folie ronger ma famille jusqu’à la dislocation…
Plus tard, alors que d’étranges individus qui ressemblent à des flics rôdent autour de moi, j’ai reconnu son visage tagué sur les murs du quartier. Des tags à la peinture rouge, accompagnés de mots réclamant justice ! C’est à ce moment-là que pour faire exploser le silence, les gens du quartier vont s’en mêler, les mères, les sœurs, les amis…
Alors moi, Mattia, onze ans, je ramasse les pièces du puzzle, j’essaie de comprendre et je vois que même mort, le passé n'est jamais vraiment enterré ! Et personne n’a dit que c’était juste…
Ce roman noir, véritable révélation de la rentrée littéraire, a remporté trois prix : le Prix Étudiant du Polar 2016, le Prix Dora Suarez 2017 ainsi que le Prix Mystère de la Critique 2017.
EXTRAIT
Je l’ai remarqué hier après-midi quand on s’est garés près de l’hôpital. Un tag exécuté à la peinture rouge sur la façade d’une usine qui en comptait déjà des milliers d’autres. Il représentait le visage d’un adolescent souligné de ces mots: « Justice pour Saïd.»
Ça m’a fait bizarre, forcément. Je le connaissais bien, ce tag. Il recouvrait tous les murs de mon quartier quand j’étais petit, mais le temps a fait son œuvre, ils ont détruit les tours et aussi les souvenirs.
Le lendemain ils avaient repeint le mur en blanc. Les autres graffitis n’avaient pas d’importance mais celui-ci, ils ne pouvaient pas se permettre de le laisser réapparaître.
J’ai failli le dire à Zé quand on est passés devant. J’ai croisé son regard et les ombres qui s’y promenaient. J’ai préféré me taire.
CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
Ce roman de Cloé Mehdi m’aura transformé quelque part, par sa sensibilité à fleur de peau et son humanité désespérée. Une jeune auteure qui a tout d’une grande. - Émotions, blog littéraire et musical
Audacieuse et sincère [l'auteure] utilise avec brio la matière sociale et psychologique pour nous offrir un opéra tragique où les destins inextricablement mêlés devront aller au bout de leurs sacrifices. Un roman de jeunesse très prometteur. - Baz'Art
À PROPOS DE L'AUTEUR
Cloé Mehdi est née au printemps 1992. Elle vit à Lyon. Elle commence à écrire au collège pour faire passer le temps plus vite. S’en suit Monstres en cavale, son premier roman, qui reçoit le Prix de Beaune 2014. Depuis elle se consacre entièrement à l’écriture. Son roman Rien ne se perd a été nominé pour sept récompenses littéraires et a reçu le Prix Étudiant du Polar 2016 et le Prix Dora Suarez 2017.
Poirette : "Les Verrières… quartier déshérité d'une banlieue pourrie. Sur les murs des barres HLM, un tag, le même partout, en mémoire de Saïd, tué par la police quinze ans plus tôt. Aujourd'hui encore, ses amis réclament justice. Dans un appartement de cette fourmilière, il y a Mattia, 11 ans. Il vit avec son tuteur, Zéphyr Palaisot, alias "Zé" et Gabrielle, la copine de "Zé".
C'est une improbable troïka composée d'un enfant qui ne l'est plus vraiment, d'une fille dépressive et d'un veilleur de nuit amateur de poésie… Dans leur vie bancale vont surgir de nouveaux personnages. Gina, la sœur courant d'air de Mattia; très peu ici, beaucoup ailleurs. Et puis deux types, sales gueules, qui observent les allées et venues du gamin dès qu'il met le nez dehors… Alors puisque personne ne dit à Mattia ce qui se passe vraiment aux Verrières, eh bien il le découvrira tout seul. Car il a beau n'avoir que 11 ans, sa psy est formelle : côté maturité, il vaut largement un adulte !
C'est donc Mattia qui nous raconte sa quête de vérité dans ce sublime roman noir intitulé Rien ne se perd. L'auteur, Cloé Mehdi, n'a que 24 ans. Pour autant, elle évite tous les poncifs de ce genre d'histoire, en particulier au registre "les gentils délinquants contre les méchants flics". Une écriture parfaitement maîtrisée au service de personnages magnifiques. Une vraie révélation. Il n'y en a pas si souvent. Ne la ratez pas. "
Description:
Un récit de la détresse sociale, entre guerres de territoires, vengeances et injustices...
Une petite ville semblable à tant d’autres… Et puis un jour, la bavure… Un contrôle d’identité qui dégénère… Il s’appelait Saïd. Il avait quinze ans. Et il est mort… Moi, Mattia, onze ans, je ne l’ai pas connu, mais après, j’ai vu la haine, la tristesse et la folie ronger ma famille jusqu’à la dislocation…
Plus tard, alors que d’étranges individus qui ressemblent à des flics rôdent autour de moi, j’ai reconnu son visage tagué sur les murs du quartier. Des tags à la peinture rouge, accompagnés de mots réclamant justice ! C’est à ce moment-là que pour faire exploser le silence, les gens du quartier vont s’en mêler, les mères, les sœurs, les amis…
Alors moi, Mattia, onze ans, je ramasse les pièces du puzzle, j’essaie de comprendre et je vois que même mort, le passé n'est jamais vraiment enterré ! Et personne n’a dit que c’était juste…
Ce roman noir, véritable révélation de la rentrée littéraire, a remporté trois prix : le Prix Étudiant du Polar 2016, le Prix Dora Suarez 2017 ainsi que le Prix Mystère de la Critique 2017.
EXTRAIT
Je l’ai remarqué hier après-midi quand on s’est garés près de l’hôpital. Un tag exécuté à la peinture rouge sur la façade d’une usine qui en comptait déjà des milliers d’autres. Il représentait le visage d’un adolescent souligné de ces mots: « Justice pour Saïd.»
Ça m’a fait bizarre, forcément. Je le connaissais bien, ce tag. Il recouvrait tous les murs de mon quartier quand j’étais petit, mais le temps a fait son œuvre, ils ont détruit les tours et aussi les souvenirs.
Le lendemain ils avaient repeint le mur en blanc. Les autres graffitis n’avaient pas d’importance mais celui-ci, ils ne pouvaient pas se permettre de le laisser réapparaître.
J’ai failli le dire à Zé quand on est passés devant. J’ai croisé son regard et les ombres qui s’y promenaient. J’ai préféré me taire.
CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
Ce roman de Cloé Mehdi m’aura transformé quelque part, par sa sensibilité à fleur de peau et son humanité désespérée. Une jeune auteure qui a tout d’une grande. - Émotions, blog littéraire et musical
Audacieuse et sincère [l'auteure] utilise avec brio la matière sociale et psychologique pour nous offrir un opéra tragique où les destins inextricablement mêlés devront aller au bout de leurs sacrifices. Un roman de jeunesse très prometteur. - Baz'Art
À PROPOS DE L'AUTEUR
Cloé Mehdi est née au printemps 1992. Elle vit à Lyon. Elle commence à écrire au collège pour faire passer le temps plus vite. S’en suit Monstres en cavale, son premier roman, qui reçoit le Prix de Beaune 2014. Depuis elle se consacre entièrement à l’écriture. Son roman Rien ne se perd a été nominé pour sept récompenses littéraires et a reçu le Prix Étudiant du Polar 2016 et le Prix Dora Suarez 2017.
Poirette : "Les Verrières… quartier déshérité d'une banlieue pourrie. Sur les murs des barres HLM, un tag, le même partout, en mémoire de Saïd, tué par la police quinze ans plus tôt. Aujourd'hui encore, ses amis réclament justice. Dans un appartement de cette fourmilière, il y a Mattia, 11 ans. Il vit avec son tuteur, Zéphyr Palaisot, alias "Zé" et Gabrielle, la copine de "Zé".
C'est une improbable troïka composée d'un enfant qui ne l'est plus vraiment, d'une fille dépressive et d'un veilleur de nuit amateur de poésie… Dans leur vie bancale vont surgir de nouveaux personnages. Gina, la sœur courant d'air de Mattia; très peu ici, beaucoup ailleurs. Et puis deux types, sales gueules, qui observent les allées et venues du gamin dès qu'il met le nez dehors… Alors puisque personne ne dit à Mattia ce qui se passe vraiment aux Verrières, eh bien il le découvrira tout seul. Car il a beau n'avoir que 11 ans, sa psy est formelle : côté maturité, il vaut largement un adulte !
C'est donc Mattia qui nous raconte sa quête de vérité dans ce sublime roman noir intitulé Rien ne se perd. L'auteur, Cloé Mehdi, n'a que 24 ans. Pour autant, elle évite tous les poncifs de ce genre d'histoire, en particulier au registre "les gentils délinquants contre les méchants flics". Une écriture parfaitement maîtrisée au service de personnages magnifiques. Une vraie révélation. Il n'y en a pas si souvent. Ne la ratez pas. "