Jack London situe l'action de cette nouvelle dans le Klondike, qu'il a lui même connu pendant l'hiver 1897-1898 en participant à la ruée vers l'or. En hiver, par une journée sans nuage, un homme marche dans la neige, seulement accompagné d'un chien ; ce soir, il retrouvera ses compagnons qui empruntent un autre itinéraire. C'est son premier hiver au Klondike et aujourd'hui il est surpris par l'intensité du froid. Il sait que la rivière est complètement gelée même si elle peut cacher des pièges mortels. Lorsqu'il s'arrête pour déjeuner, le froid l'oblige à construire un feu. Quand il reprend sa route, le chien semble hésiter à abandonner la chaleur du foyer créé par l'homme. Soudain la glace casse sous ses pas. Seuls ses pieds sont mouillés, mais l'homme sait qu'il doit immédiatement agir pour les sauver du froid. Méthodiquement, il construit un second feu et commence à se réchauffer, fier de s'être sauvé tout seul. Malheureusement, par inexpérience, il s'est installé sous un arbre couvert de neige qui dégringole soudain et éteint son feu. À cet instant, l'homme comprend le conseil des anciens : « Au delà de cinquante degrés sous zéro, on ne doit point voyager seul. ». Désespérément, l'homme essaie de reconstruire un feu mais ses doigts, ses mains, ses pieds sont déjà gelés. Terrorisé, l'homme pense sacrifier son chien puis se met à courir vers le campement de ses compagnons. Quand il comprend que sa mort est inéluctable, il s'assoit pour l'attendre avec dignité. Le chien reste à ses côtés sans comprendre que l'homme ne construira plus de feu ; quand il sent la mort, il fait demi-tour pour trouver un nouveau maître capable d'allumer un feu.
About the Author
Jack London, né John Griffith Chaney, né le 12 janvier 1876 à San Francisco et mort le 22 novembre 1916 à Glen Ellen, Californie, est un écrivain américain dont les thèmes de prédilection sont l'aventure et la nature sauvage. Il a écrit L'Appel de la forêt et plus de cinquante autres nouvelles et romans connus. Il tire aussi de ses lectures et de sa propre vie de misère l'inspiration pour de nombreux ouvrages très engagés et à coloration socialiste, bien que cet aspect-là de son oeuvre soit généralement négligé. Il fut l'un des premiers Américains à faire fortune dans la littérature[6]. Jack London est né le 12 janvier 1876 à San Francisco, en Californie, aux États-Unis. La maison dans laquelle il est né, au numéro 615 Third Street, fut détruite lors du séisme de 1906. Une plaque y a été posée en 1953 par la société historique de Californie
Description:
Jack London situe l'action de cette nouvelle dans le Klondike, qu'il a lui même connu pendant l'hiver 1897-1898 en participant à la ruée vers l'or. En hiver, par une journée sans nuage, un homme marche dans la neige, seulement accompagné d'un chien ; ce soir, il retrouvera ses compagnons qui empruntent un autre itinéraire. C'est son premier hiver au Klondike et aujourd'hui il est surpris par l'intensité du froid. Il sait que la rivière est complètement gelée même si elle peut cacher des pièges mortels. Lorsqu'il s'arrête pour déjeuner, le froid l'oblige à construire un feu. Quand il reprend sa route, le chien semble hésiter à abandonner la chaleur du foyer créé par l'homme. Soudain la glace casse sous ses pas. Seuls ses pieds sont mouillés, mais l'homme sait qu'il doit immédiatement agir pour les sauver du froid. Méthodiquement, il construit un second feu et commence à se réchauffer, fier de s'être sauvé tout seul. Malheureusement, par inexpérience, il s'est installé sous un arbre couvert de neige qui dégringole soudain et éteint son feu. À cet instant, l'homme comprend le conseil des anciens : « Au delà de cinquante degrés sous zéro, on ne doit point voyager seul. ». Désespérément, l'homme essaie de reconstruire un feu mais ses doigts, ses mains, ses pieds sont déjà gelés. Terrorisé, l'homme pense sacrifier son chien puis se met à courir vers le campement de ses compagnons. Quand il comprend que sa mort est inéluctable, il s'assoit pour l'attendre avec dignité. Le chien reste à ses côtés sans comprendre que l'homme ne construira plus de feu ; quand il sent la mort, il fait demi-tour pour trouver un nouveau maître capable d'allumer un feu.
About the Author
Jack London, né John Griffith Chaney, né le 12 janvier 1876 à San Francisco et mort le 22 novembre 1916 à Glen Ellen, Californie, est un écrivain américain dont les thèmes de prédilection sont l'aventure et la nature sauvage. Il a écrit L'Appel de la forêt et plus de cinquante autres nouvelles et romans connus. Il tire aussi de ses lectures et de sa propre vie de misère l'inspiration pour de nombreux ouvrages très engagés et à coloration socialiste, bien que cet aspect-là de son oeuvre soit généralement négligé. Il fut l'un des premiers Américains à faire fortune dans la littérature[6]. Jack London est né le 12 janvier 1876 à San Francisco, en Californie, aux États-Unis. La maison dans laquelle il est né, au numéro 615 Third Street, fut détruite lors du séisme de 1906. Une plaque y a été posée en 1953 par la société historique de Californie