Le gentilhomme pauvre est un excellent roman écrit par Henri Conscience en 1864...Résumé : 1842 près d'Anvers. M. de Vlierbecke est un gentilhomme ruiné. Il élève seul sa fille Lénora dans leur propriété du Grinselhof mais ses dettes sont telles que la vente de ses biens suffirait à peine à les couvrir. Sa fierté lui commande de taire son immense dénuement à son entourage qui le croit de la plus vile radinerie. Un espoir pourtant : l'idylle naissante de sa fille avec Gustave le neveu d'un riche bourgeois. La promesse faite à sa femme sur son lit de mort de la rendre heureuse va pouvoir se réaliser. Mais l'oncle de Gustave ne consent pas au mariage... Voici un conte bouleversant pour ceux qui aiment les beaux sentiments et les mélodrames. Et l'amour finalement triomphera... Hendrik Conscience, né Henri Conscience le 3 décembre 1812 à Anvers, mort le 10 septembre 1883 (à 70 ans) à Ixelles, est un écrivain belge d'expression néerlandaise. En 1855 les premières traductions commencèrent à paraître. Extrait : Gustave ! elle rêve de Gustave ! Son coeur est d'accord avec mes voeux. Puissions-nous réussir ! Puisse Dieu nous être propice !... Oh ! oui, mon enfant, ouvre ton âme aux enivrantes émotions de l'espérance... Rêve, rêve... car qui sait ? Mais, non, n'empoisonnons pas ces bienheureux instants par la froide image de la réalité !... Dors, dors, laisse savourer à ton âme les célestes enchantements de l'amour qui s'éveille ! M. de Vlierbecke demeura quelques instants encore en contemplation. Il se leva enfin, passa derrière la jeune fille et posa sur son front un long baiser...Il est vrai qu'un oeil inquisiteur et malveillant eût pu, par un sévèreexamen, découvrir que la brosse avait usé jusqu'à la trame le drap del'habit de ce gentilhomme ; que les soies de son chapeau étaient ramenéesavec peine sur certains endroits usés, et que ses gants avaient étéraccommodés plusieurs fois. Et même, si l'on eût pu voir au fond de lavoiture, on eût remarqué que la botte gauche était crevée de côté, et quele bas gris qui se trouvait au-dessous était noirci d'encre ; mais tous cesindices d'indigence étaient dissimulés avec tant d'art, ces habits étaientsi bien portés avec l'aisance et la désinvolture de la richesse, que tout lemonde eût pensé que, si leur propriétaire n'en mettait pas de meilleurs,c'était uniquement parce que cela ne lui plaisait pas.
La calèche, qui marchait passablement vite, suivait la chaussée depuisdeux heures, lorsque le domestique fit arrêter le cheval, hors de la villed'Anvers, sur la digue, en face d'une petite auberge.
L'hôtesse et le garçon d'écurie sortirent et aidèrent à dételer le chevalen comblant de marques de profond respect le maître du vieil équipage.
Ce personnage était sans doute un hôte habituel de l'auberge, car chacunl'appelait par son nom...Biographie de l'Auteur : Hendrik Conscience, né Henri Conscience le 3 décembre 1812 à Anvers, mort le 10 septembre 1883 (à 70 ans) à Ixelles, est un écrivain belge d'expression néerlandaise.
Il est fils de Pierre Conscience, un natif de Besançon. Celui-ci avait été chef de timonerie dans la marine de Napoléon Bonaparte et fut nommé sous-directeur du port d'Anvers en 1811 quand la ville était française. Lorsque la ville fut soustraite à l'empire, Pierre resta. C'était une personne très excentrique, qui achetait et démontait les navires hors d'usage dont le port était plein après la paix. L'enfant grandit dans une vieille boutique remplie d'objets maritimes auxquels le père ajouta ensuite une collection de livres invendables, parmi ceux-ci, de vieux romans qui enflammèrent l'imagination de l'adolescent. Sa mère mourut en 1820. Le garçon et son jeune frère n'avaient pas d'autre compagnon que leur père. En 1826, Pierre se remaria avec une veuve beaucoup plus jeune que lui, Anna Catherina Bogaerts. Henri avait développé un appétit insatiable pour la lecture. Peu après son nouveau mariage, Pierre se mit à détester la ville...
Description:
Le gentilhomme pauvre est un excellent roman écrit par Henri Conscience en 1864...Résumé : 1842 près d'Anvers. M. de Vlierbecke est un gentilhomme ruiné. Il élève seul sa fille Lénora dans leur propriété du Grinselhof mais ses dettes sont telles que la vente de ses biens suffirait à peine à les couvrir. Sa fierté lui commande de taire son immense dénuement à son entourage qui le croit de la plus vile radinerie. Un espoir pourtant : l'idylle naissante de sa fille avec Gustave le neveu d'un riche bourgeois. La promesse faite à sa femme sur son lit de mort de la rendre heureuse va pouvoir se réaliser. Mais l'oncle de Gustave ne consent pas au mariage... Voici un conte bouleversant pour ceux qui aiment les beaux sentiments et les mélodrames. Et l'amour finalement triomphera... Hendrik Conscience, né Henri Conscience le 3 décembre 1812 à Anvers, mort le 10 septembre 1883 (à 70 ans) à Ixelles, est un écrivain belge d'expression néerlandaise. En 1855 les premières traductions commencèrent à paraître. Extrait : Gustave ! elle rêve de Gustave ! Son coeur est d'accord avec mes voeux. Puissions-nous réussir ! Puisse Dieu nous être propice !... Oh ! oui, mon enfant, ouvre ton âme aux enivrantes émotions de l'espérance... Rêve, rêve... car qui sait ? Mais, non, n'empoisonnons pas ces bienheureux instants par la froide image de la réalité !... Dors, dors, laisse savourer à ton âme les célestes enchantements de l'amour qui s'éveille ! M. de Vlierbecke demeura quelques instants encore en contemplation. Il se leva enfin, passa derrière la jeune fille et posa sur son front un long baiser...Il est vrai qu'un oeil inquisiteur et malveillant eût pu, par un sévèreexamen, découvrir que la brosse avait usé jusqu'à la trame le drap del'habit de ce gentilhomme ; que les soies de son chapeau étaient ramenéesavec peine sur certains endroits usés, et que ses gants avaient étéraccommodés plusieurs fois. Et même, si l'on eût pu voir au fond de lavoiture, on eût remarqué que la botte gauche était crevée de côté, et quele bas gris qui se trouvait au-dessous était noirci d'encre ; mais tous cesindices d'indigence étaient dissimulés avec tant d'art, ces habits étaientsi bien portés avec l'aisance et la désinvolture de la richesse, que tout lemonde eût pensé que, si leur propriétaire n'en mettait pas de meilleurs,c'était uniquement parce que cela ne lui plaisait pas.
La calèche, qui marchait passablement vite, suivait la chaussée depuisdeux heures, lorsque le domestique fit arrêter le cheval, hors de la villed'Anvers, sur la digue, en face d'une petite auberge.
L'hôtesse et le garçon d'écurie sortirent et aidèrent à dételer le chevalen comblant de marques de profond respect le maître du vieil équipage.
Ce personnage était sans doute un hôte habituel de l'auberge, car chacunl'appelait par son nom...Biographie de l'Auteur : Hendrik Conscience, né Henri Conscience le 3 décembre 1812 à Anvers, mort le 10 septembre 1883 (à 70 ans) à Ixelles, est un écrivain belge d'expression néerlandaise.
Il est fils de Pierre Conscience, un natif de Besançon. Celui-ci avait été chef de timonerie dans la marine de Napoléon Bonaparte et fut nommé sous-directeur du port d'Anvers en 1811 quand la ville était française. Lorsque la ville fut soustraite à l'empire, Pierre resta. C'était une personne très excentrique, qui achetait et démontait les navires hors d'usage dont le port était plein après la paix. L'enfant grandit dans une vieille boutique remplie d'objets maritimes auxquels le père ajouta ensuite une collection de livres invendables, parmi ceux-ci, de vieux romans qui enflammèrent l'imagination de l'adolescent. Sa mère mourut en 1820. Le garçon et son jeune frère n'avaient pas d'autre compagnon que leur père. En 1826, Pierre se remaria avec une veuve beaucoup plus jeune que lui, Anna Catherina Bogaerts. Henri avait développé un appétit insatiable pour la lecture. Peu après son nouveau mariage, Pierre se mit à détester la ville...