Les Derniers Jours de nos pères

Joël Dicker

Language: French

Publisher: Editions de Fallois

Published: Apr 13, 2015

Description:

Londres, 1940. Soucieux de pallier l’anéantissement de l’armée britannique à Dunkerque, Winston Churchill décide de créer une branche particulière des services secrets, le Special Operations Executive (SOE), dont les membres seront issus des populations locales pour être insoupçonnables. Soixante-dix ans après les faits, Les Derniers Jours de nos pères est un des premiers romans à en évoquer la création et à revenir sur les véritables relations entre la Résistance et l’Angleterre de Churchill.

B Poirette :  
Voilà un petit bijou que vous n'allez pas lâcher : Le Dernier jour de nos pères signé Joël Dicker, l'écrivain suisse à succès auteur de La Vérité sur l'affaire Harry Quebert et plus récemment du Livre de BaltimoreLe Dernier jour de nos pères est son premier livre écrit dans "l'anonymat" en 2012, avant l'immense succès des deux autres. Et c'est déjà une pépite.


Ce n'est pas un polar, c'est un livre historique sur un service secret méconnu qui a sans doute permis aux alliés de gagner la Seconde guerre mondiale, le SOE. C'est une armée secrète créée par Churchill en 1940. L'idée : mettre en place une guérilla pour créer des opérations à l'intérieur des lignes ennemis. Sabotages, attentats, renseignement mais aussi organiser et armer les réseaux de résistance. Le SOE a même joué un rôle capital dans le débarquement du 6 juin 1944. Un chapitre fascinant mais méconnu de cette période.

Le SOE a recruté dans toutes les capitales de tous les pays d'Europe et même aux États-Unis. Le livre suit une quinzaine de futurs agents secrets depuis leur formation jusqu'aux attentats en France. Ces agents sont des civils, des hommes, des femmes, qui ont un point commun : ils sont patriotes mais inexpérimentés. C'est ça le problème. Ils suivent des mois d'entraînement dans des camps secrets, des exercices inhumains qui meurtrissent les corps et les âmes. Au départ ils sont 24 stagiaires, seuls 16 arriveront au bout de leur formation.

Le roman suit Pal qui doit cacher à son père qu'il est agent. Il lui fait passer des cartes postales, soi-disant envoyées de Suisse pour lui faire croire qu'il est banquier. Une résistante joue les messagers secrets en mettant les enveloppes dans la boîte aux lettres du père et c'est ce qui va faire basculer le livre. On vit avec eux. on tremble avec eux jusqu'à la mort parfois. On les aime même si ce sont des traîtres ou des lâches. C'est un roman qu'on ne lâche pas de la première à la dernière page parce qu'on apprend plein de choses sur la guerre vue de l'intérieur. Et puis, on s'attache tellement à ces agents secrets qu'on ne veut pas les quitter.