A quinze ans, Evariste Galois découvre les mathématiques ; à dix-huit, il les révolutionne ; à vingt, il meurt en duel. Il a connu Raspail, Nerval, Dumas, Cauchy, les Trois Glorieuses et la prison, le miracle de la dernière nuit, l'amour et la mort à l'aube, sur le pré. C'est cette vie fulgurante, cette vie qui fut un crescendo tourmenté, au rythme marqué par le tambour de passions frénétiques, qui nous est ici racontée.
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De Galois, il est beaucoup et peu question. Le beaucoup, c'est déjà le titre car le mathématicien avait un prénom, qui claque comme un drapeau, qui est le reflet de cette période romantique, douce et surtout violente. Le beaucoup, c'est aussi ces chapîtres qui s'étalent sur le nombre des années de l'auteur, et qui reprennent, un peu scolairement une fiche d'encyclopédie agrémentée de jolies peintures. L'auteur essaie de donner du corps à ce jeune homme mort, ce qui suppose d'étirer au maximum le moindre évènement, la moindre anecdote. Le peu, c'est justement cela, l'aspect ectoplasmique de la vie de Galois, réduite dans l'imaginaire à une nuit fièvreuse dédiée aux mathématiques et qui se termine par un allongement dans la rosée d'un champ avec une balle de plomb dans le flanc. La fin est romantique, certes. Le peu de cette vie est malheureusement compensée par l'auteur par une couche épaisse de digressions qui éloignent du récit. Par ailleurs, les apostrophes continuelles au lecteur ou à la lectrice rendent la lecture peu facile, de même que des allusions à Twitter ou Facebook qui ancrent le récit dans notre époque tout en voulant écrire sur les années 1830. Qui se souciera de Twitter et Facebook dans trente ans ! L'auteur a des facilités d'écriture, c'est indéniable, ainsi que le sens de la formule, on lui accorde cela. Pour autant, le récit qu'il nous fait de la vie de Galois, en mettant de côté tout son apport aux mathématiques - c'est voulu -, laisse sur la faim.
L'auteur à vu le film il nous le dit. C'est peut être le problème. Il veut nous raconter une histoire hollywoodienne, forcer le Héro la ou il n'y en a probablement pas. Juste le drame d'un jeune homme face aux institutions scolaires et universitaires qui ne sont pas calibrées pour le génie et d'une vie prise trop jeune pour une coquette qu'il aurait fréquenté. Le style se veut moderne, tutoyant le lecteur et prenant tellement de distance avec son personnage que l'on ne parvient jamais a s'y attacher
À quinze ans, Évariste Galois découvre les mathématiques ; à dix-huit, il les révolutionne ; à vingt, il meurt en duel. Il a connu Raspail, Nerval, Dumas, Cauchy, les Trois Glorieuses et la prison, le miracle de la dernière nuit, l'amour et la mort à l'aube, sur le pré. C'est cette vie fulgurante, cette vie qui fut un crescendo tourmenté, au rythme marqué par le tambour de passions frénétiques, qui nous est ici racontée. Prix des Lecteurs L'Express - BFMTV Prix Geneviève-Moll
Description:
A quinze ans, Evariste Galois découvre les mathématiques ; à dix-huit, il les révolutionne ; à vingt, il meurt en duel. Il a connu Raspail, Nerval, Dumas, Cauchy, les Trois Glorieuses et la prison, le miracle de la dernière nuit, l'amour et la mort à l'aube, sur le pré. C'est cette vie fulgurante, cette vie qui fut un crescendo tourmenté, au rythme marqué par le tambour de passions frénétiques, qui nous est ici racontée.
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De Galois, il est beaucoup et peu question. Le beaucoup, c'est déjà le titre car le mathématicien avait un prénom, qui claque comme un drapeau, qui est le reflet de cette période romantique, douce et surtout violente. Le beaucoup, c'est aussi ces chapîtres qui s'étalent sur le nombre des années de l'auteur, et qui reprennent, un peu scolairement une fiche d'encyclopédie agrémentée de jolies peintures. L'auteur essaie de donner du corps à ce jeune homme mort, ce qui suppose d'étirer au maximum le moindre évènement, la moindre anecdote. Le peu, c'est justement cela, l'aspect ectoplasmique de la vie de Galois, réduite dans l'imaginaire à une nuit fièvreuse dédiée aux mathématiques et qui se termine par un allongement dans la rosée d'un champ avec une balle de plomb dans le flanc. La fin est romantique, certes. Le peu de cette vie est malheureusement compensée par l'auteur par une couche épaisse de digressions qui éloignent du récit. Par ailleurs, les apostrophes continuelles au lecteur ou à la lectrice rendent la lecture peu facile, de même que des allusions à Twitter ou Facebook qui ancrent le récit dans notre époque tout en voulant écrire sur les années 1830. Qui se souciera de Twitter et Facebook dans trente ans ! L'auteur a des facilités d'écriture, c'est indéniable, ainsi que le sens de la formule, on lui accorde cela. Pour autant, le récit qu'il nous fait de la vie de Galois, en mettant de côté tout son apport aux mathématiques - c'est voulu -, laisse sur la faim.
L'auteur à vu le film il nous le dit. C'est peut être le problème. Il veut nous raconter une histoire hollywoodienne, forcer le Héro la ou il n'y en a probablement pas. Juste le drame d'un jeune homme face aux institutions scolaires et universitaires qui ne sont pas calibrées pour le génie et d'une vie prise trop jeune pour une coquette qu'il aurait fréquenté.
Le style se veut moderne, tutoyant le lecteur et prenant tellement de distance avec son personnage que l'on ne parvient jamais a s'y attacher
À quinze ans, Évariste Galois découvre les mathématiques ; à dix-huit, il les révolutionne ; à vingt, il meurt en duel. Il a connu Raspail, Nerval, Dumas, Cauchy, les Trois Glorieuses et la prison, le miracle de la dernière nuit, l'amour et la mort à l'aube, sur le pré. C'est cette vie fulgurante, cette vie qui fut un crescendo tourmenté, au rythme marqué par le tambour de passions frénétiques, qui nous est ici racontée. Prix des Lecteurs L'Express - BFMTV Prix Geneviève-Moll