Pendant cinquante ans, les frères Goncourt ont consigné, jour par jour, leurs observations sur la vie littéraire et artistique de leur temps. Peu enclins à l’indulgence, ils nous livrent une galerie de portraits féroces, dignes des caricatures de Daumier et de Gavarni, leurs modèles. Thiers : «le représentant le plus complet de sa caste […] ; c’est comme si la bourgeoisie, avant de mourir, se couronnait de ses mains.» Renan : «Une tête de veau qui a les rougeurs, les callosités d’une fesse de singe.» Baudelaire : «Le Saint-Vincent-de-Paul des croûtes trouvées, une mouche à merde en fait d’art.» En modernes résolus, ils ne s’intéressent qu’à leur époque et ne cessent d’afficher leur dégoût pour les modèles antiques. Seule époque qui trouve grâce à leurs yeux : le XVIIIe, le siècle de la femme par excellence (ce qui ne les empêche pas d’être atrocement misogyne).
Un mot de l'éditeur
Le témoignage le plus direct et le plus cru sur la vie littéraire et artistique de la deuxième moitié du XIXe siècle. Une des lectures préférées de Proust.
Description:
Pendant cinquante ans, les frères Goncourt ont consigné, jour par jour, leurs observations sur la vie littéraire et artistique de leur temps. Peu enclins à l’indulgence, ils nous livrent une galerie de portraits féroces, dignes des caricatures de Daumier et de Gavarni, leurs modèles.
Thiers : «le représentant le plus complet de sa caste […] ; c’est comme si la bourgeoisie, avant de mourir, se couronnait de ses mains.» Renan : «Une tête de veau qui a les rougeurs, les callosités d’une fesse de singe.» Baudelaire : «Le Saint-Vincent-de-Paul des croûtes trouvées, une mouche à merde en fait d’art.»
En modernes résolus, ils ne s’intéressent qu’à leur époque et ne cessent d’afficher leur dégoût pour les modèles antiques. Seule époque qui trouve grâce à leurs yeux : le XVIIIe, le siècle de la femme par excellence (ce qui ne les empêche pas d’être atrocement misogyne).
Un mot de l'éditeur
Le témoignage le plus direct et le plus cru sur la vie littéraire et artistique de la deuxième moitié du XIXe siècle. Une des lectures préférées de Proust.