Dans le nombre, il y en a d'adorablement honteuses que mon sourire paternel gêne bien un peu. Celles-là filent plus vite &, moi, tout en les suivant des yeux, je m'offre des plaisirs intimes, j'évoque derrière la grâce mutine de leur marche des déceptions érotiques ou pécuniaires, des désordres d'oreillers dans des chambres tièdes...
À rebours est un roman de Joris-Karl Huysmans paru en 1884. La particularité de ce roman est qu'il ne s'y passe presque rien : la narration se focalise principalement sur le personnage principal, des Esseintes, un antihéros esthète et excentrique, et constitue une sorte de catalogue de ses goûts et dégoûts. L'intrigue est réduite à sa plus simple expression. L'antihéros, des Esseintes, après une vie agitée pendant laquelle il a fait l'expérience de tout ce que pouvait lui offrir la société de son temps, se retire dans un pavillon, à Fontenay-aux-Roses, dans lequel il réunit les ouvrages les plus précieux à ses yeux, les objets les plus rares, pour se consacrer à l'oisiveté et à l'étude. De l'ensemble de la littérature française et latine, il ne retient qu'un petit nombre d'auteurs qui le satisfont. Il admire les tableaux de Gustave Moreau, les œuvres d'Odilon Redon, crée des parfums raffinés, un jardin de fleurs vénéneuses… L'anecdote de la tortue constitue à de nombreux égards une métaphore de la destinée du héros : il fait incruster dans la carapace de l'animal des pierres précieuses, mais celui-ci meurt sous le poids des joyaux. Finalement, des Esseintes ne parvient pas à sortir de son taedium vitae ; après quelque temps, il doit renoncer à cette vie et rentrer à Paris.
Description:
Dans le nombre, il y en a d'adorablement honteuses que mon sourire paternel gêne bien un peu. Celles-là filent plus vite &, moi, tout en les suivant des yeux, je m'offre des plaisirs intimes, j'évoque derrière la grâce mutine de leur marche des déceptions érotiques ou pécuniaires, des désordres d'oreillers dans des chambres tièdes...
À rebours est un roman de Joris-Karl Huysmans paru en 1884. La particularité de ce roman est qu'il ne s'y passe presque rien : la narration se focalise principalement sur le personnage principal, des Esseintes, un antihéros esthète et excentrique, et constitue une sorte de catalogue de ses goûts et dégoûts. L'intrigue est réduite à sa plus simple expression. L'antihéros, des Esseintes, après une vie agitée pendant laquelle il a fait l'expérience de tout ce que pouvait lui offrir la société de son temps, se retire dans un pavillon, à Fontenay-aux-Roses, dans lequel il réunit les ouvrages les plus précieux à ses yeux, les objets les plus rares, pour se consacrer à l'oisiveté et à l'étude. De l'ensemble de la littérature française et latine, il ne retient qu'un petit nombre d'auteurs qui le satisfont. Il admire les tableaux de Gustave Moreau, les œuvres d'Odilon Redon, crée des parfums raffinés, un jardin de fleurs vénéneuses… L'anecdote de la tortue constitue à de nombreux égards une métaphore de la destinée du héros : il fait incruster dans la carapace de l'animal des pierres précieuses, mais celui-ci meurt sous le poids des joyaux. Finalement, des Esseintes ne parvient pas à sortir de son taedium vitae ; après quelque temps, il doit renoncer à cette vie et rentrer à Paris.
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